27 août 2009
Une semaine dans les alpages

Une vision céleste, surtout quand la gourde est vide.
Ca n'a l'air de rien comme ça, vous ne voyez pas les 300 mètres de dénivelé à pic dans la forêt pour y arriver !

La vue à l'heure de l'apéro.

Les vaches sont des animaux solidaires : tu me chasses les mouches du museau avec ta queue, je te gratte le dos avec ma corne (et réciproquement).

Petit problème au milieu du chemin.

Gros problème au milieu du chemin.

Un lac, un glacier, des reflets...

La vaste plaine du Clou.

Arc-en-ciel sur le Mont Pourri.
19 novembre 2008
Feuilles de rentrée
Quelle n'a pas été ma joie, en prenant possession de mon nouvel appartement, de m'apercevoir que la fenêtre offrait une vue imprenable sur un grand arbre paré de chaudes couleurs automnales ! J'ai aussitôt décidé que j'allais être bien ici.
Et tout a plutôt bien commencé. Une école aux locaux agréables, malgré les épisodes traumatisants de l'an dernier ayant décidé de mon admission, des camarades motivées, une grande ville très belle offrant de multiples occasion de sorties gastronomiques culturelles. La moindre d'entre elles n'était pas... le festival de feuilles mortes !



Il y en a des tonnes sur le trottoir. C'est un vrai plaisir de sauter dedans jusqu'aux genoux ! En évitant de les disperser tout de même car elles sont consciencieusement recyclées par la mairie.


Jaunes, oranges, dorés se marient à merveille avec les bâtiments. L'architecture la plus banale en devient toute pimpante. Les quartiers touristiques sont à couper le souffle. Finalement, mon expatriation se révèle beaucoup moins pénible que prévu. Paris me manque moins que certain parisien.
13 juillet 2007
Euthanasie d'un avocatier
Déjà un an que je le chouchoute, et pour quel résultat ? Je n'ai jamais vu une plante aussi moche !
Au lieu de développer des feuilles, des branches, puis de nouvelles feuilles, il se contente de pousser en hauteur, de perdre ses quatre-six feuilles, puis d'en faire pousser quatre-six autres. Résultat : il a toujours l'air d'un plumeau miteux.
Alors, je vous préviens, je vais m'en débarrasser. Une plante d'intérieur, à mon sens, n'a qu'une fonction décorative, et là ce pauvre avocatier en est très loin.
Si quelqu'un veut adopter la vilaine chose, je lui céderai avec gratitude.
30 avril 2007
Chlorotactile

Nous nous promenons au milieu des serres de Saint Denis, ouvertes deux jours par an à l'occasion de la fête des tulipes. Guère de tulipes, cette année. La canicule d'avril a quelque peu accéléré leur floraison et leur flétrissement subséquent. Heureusement, les serres nous promettent découvertes botaniques variées et abri contre le traditionnel orage de fin de journée.
Je prends consciencieusement en photo l'étiquette des plantes qui me plaisent bien, pour recherche ultérieure. Fleurs spectaculaires ou feuilles discrètes, elles jouent chacune sur un tableau différent. Faisant le tour d'une installation pour atteindre certains spécimens attirants, je caresse nonchalamment du bout du doigt quelques pousses vertes d'aspect banal... et sursaute. Elle a bougé ! Je touche à nouveau la plante ; elle replie aussitôt ses fines extrémités, comme un store. Le mouvement se propage à toutes les parties de la plante !
Un jardinier arrive à point nommé pour me donner quelques précisions. Je viens de faire connaissance avec le mimosa sensitif. D'après lui, il s'agit d'un système de défense, comparable à celui d'un animal. Il développe sa conception de la nature, selon laquelle les plantes ont un système nerveux, une intelligence. La preuve, poursuit-il, une plante va s'épanouir si on lui met de la musique douce, et dépérir si elle est agressée par de la musique de sauvages.
Et voilà ! Je sais désormais que c'est de ma faute si la plupart de mes plantes meurent tôt ou tard chez moi, elles ne supportent pas l'ambiance sonore. Merde alors ! Je veux bien croire que Disturbed ou Ministry puissent perturber la croissance d'un malheureux croton, mais j'alterne avec Lisa Gerrard, quand même ! Ne me reste plus qu'à trouver une indie plante qui aura des goûts un peu plus audacieux...
04 décembre 2006
Les plantes contre-attaquent
Bilan botanique de cette fin 2006
Plantes toujours en vie :
- un avocatier (40 cm, 12 feuilles)
- un croton (10 cm comme depuis son achat il y a six mois, une dizaine de feuilles, dont trois nouvelles cet été, et au moins la moitié d'origine de tombées)
- un pamplemoussier (5 cm, 3 feuilles, comme depuis la semaine où il a germé en un temps éclair, il y a trois mois, et depuis plus rien...).
Nécrologie :
- le tradescantia bouturé sur celui de Quintilien, qui a lamentablement pourri au bout d'un mois, alors que le sien a explosé en de multiples pousses tombantes du plus bel effet. C'est pas juste, lui il a un vrai appartement avec une grande vitre, ses plantes poussent même quand il ne s'en occupe pas !
- mon premier essai de semis de pamplemoussier : bien parti au printemps, il a apparemment souffert pendant un week-end de canicule et s'est flétri, alors qu'il avait bien commencé à développer ses six premières feuilles et prenait de la hauteur.
En fait, je n'y comprends toujours rien aux plantes. Celles dont je m'occupe, sans les noyer par trop d'arrosage, me narguent en crevant sous mes yeux. Celles que je néglige effrontément prospèrent dans leur pot tout sec et trop petit... Prenons par exemple ce fameux avocatier. Je suis partie trois semaines cet été, en le mettant dans une bassine accompagné d'une bouteille d'eau percée qui n'a jamais émis la moindre goutte. Je pensais retrouver une tige racornie, car la plante n'avait que quelques petites feuilles qui pointaient timidement. J'ai retrouvé ça :

Il n'y a vraiment aucune justice en ce bas-monde pour les pamplemoussiers, une bien plus jolie plante, pourtant, que je désespère de voir s'épanouir un jour sous mon toit ingrat.






