26 août 2009
Fever Ray - Fever Ray

J'ai découvert The Knife à la fin de l'année 2008. La voix puissante de Karin Dreijer Andersson, sur un son électro avec de belles mélodies plus que dansantes, m'a accompagnée pendant mes déambulations frigorifiées entre train, bus, métro, à travers la nuit angoissée des petits matins de mon premier stage. J'alternais avec Nine Inch Nails. Tout s'est bien passé, je n'avais même plus envie de retourner à l'Ecole.
Nouvelle ambiance au printemps 2009, toute de confusion. J'apprends que la chanteuse de The Knife sort un album solo et qu'il est tellement bizarre qu'il fait peur à écouter. Forcément, je l'ai acheté. En fait, il est très bien. Fever Ray, titre et nom que s'est choisi l'artiste pour l'occasion, est un disque monolithique, qui creuse un seul concept, à savoir le minimalisme lancinant. Les chansons sont assez ternes à la première écoute, aucune recherche du joli, les voix sont déformées, trop graves...
Il mérite d'être réécouté et révèle alors toute sa richesse. J'ai même fini par être émue à l'écoute de certains titres. Les chansons sont très bien écrites, avec des rythmes un peu tribaux. A l'écoute de ce qu'on croit comprendre des paroles, on se sent transportée vers des paysages gris au premier abord mais finalement plein de surprises. J'aime beaucoup "Seven" et "I'm Not Done", qui gardent tout leur mystère au bout de quelques dizaines d'écoutes.
1. If I Had A Heart
2. When I Grow Up
3. Dry And Dusty
4. Seven
5. Triangle Walks
6. Concrete Walls
7. Now's The Only Time I Know
8. I'm Not Done
9. Keep The Streets Empty For Me
10. Coconut
25 août 2009
Peaches - I Feel Cream

Un nouvel album de Peaches pour l'été, était-ce bien nécessaire pour ajouter à la canicule ambiante ? Oui ! oui ! oui !
Si j'étais jeune et cool, je dirais que ce disque est une tuerie, mais je me contiendrai... au moins jusqu'à "More". La pochette montre une photo très léchée, où Peaches est belle comme un camion. Quant à la musique, on trouve d'emblée un son très techno, dansant en diable, à la recherche limpide d'une efficacité diabolique.
En terrain connu avec "Serpentine (I Don't Give A... Part 2)", où l'on retrouve des paroles familières ("I don't give a fuck if you call me, I don't give a fuck if you're far from me..." ; à méditer et à répéter en boucle), on aborde ensuite un terrain inhabituel avec les deux suivantes.
"Why don't you talk to me ?", "I don't want to lose you" : ouh là, on rentre dans le domaine des relations adultes, où on s'engage, on dialogue ! Son puissant et voix de guerrière pour "Talk to me", mélancolie plus éthérée pour "Lose You". Ca devient sérieux. Je crois que je préférais le message de "Tent in your pants".
Pas le temps de réflechir, on embraie avec l'un des morceaux les plus dansants, "More". J'ai dit que j'allais me lâcher... me voilà en train de bondir dans tous les sens, chantant à tue-tête : "It seems you get a little bit more than you asked for !". Le son est parfaitement synthétique, inhumain ; j'adore.
Je ne retrouverai cet entrain incontrôlable qu'avec "Mommy Complex", où elle fait des propositions indécentes à une jeunesse. La chanson se danse mieux avec des gros seins, cela dit. Mais, pour être honnête, j'ai du mal à rester assise sur toute la durée du disque.
Un album gai et festif, pas très profond mais idéal pour se défouler. Exactement ce dont j'avais besoin en cet été qui n'est chaud que par la température extérieure...
1. Serpentine (I Don't Give A..Part 2)
2. Talk To Me
3. Lose You
4. More
5. Billionaire
6. I Feel Cream
7. Trick Or Treat
8. Show Stopper
9. Mommy Complex
10. Mud 3:06
11. Relax
12. Take You On
20 juin 2009
Belone Quartet - 1802

Ai-je déjà dit que j'adorais le dernier album de Belone Quartet ? Ben non, je me suis contentée de l'annoncer il y a plusieurs mois. Depuis, je l'ai écouté environs 216,5 fois, je suis donc en mesure d'en dire beaucoup plus.
J'avais beaucoup aimé la pop bien calibrée des Prémices de la béatitude naissent de l'amertume. Pour 1802, j'ai d'abord rechigné devant le son plus dur. On bascule dans l'électro et les rythmes artificiels, sans retrouver le même esprit. Le déclic s'est produit quand je me suis aperçue que j'appréciais les onomatopées de la voix la plus grave, qui provoquent un effet lancinant sur une partie des titres. Et puis l'écriture des chansons est toujours là, ça tient la route tout en gardant un ton expérimental.
Le groupe a donc su évoluer, s'éloignant du pop rock plus consensuel des débuts. Ce qui est bon signe, pour un troisième album, et me donne envie de suivre sa carrière. Je regrette maintenant d'avoir manqué le concert du mois dernier mais parfois, vraiment, il y a trop de choses en même temps...
1. Even If The Fields, The Rivers And The Places
2. Bad Winter Nights
3. The Sleeper
4. The Way I Want To Die
5. 1802
6. All The Beauties
7. The Cure
8. O'Anna
9. I Send You Some Flowers
10. Tidal Wave
11. When You'Ll Turn Old
12. Time
13. To Her Soul
30 décembre 2008
Les albums de l'automne
Un coup d'œil sur le contenu de ce blog et je constate, médusée, que plusieurs brouillons sont laissés en jachère depuis le mois d'octobre. Vais-je abandonner ce blog "my life" pour ne plus me concentrer que sur mes lectures en cascade ? C'est insoutenable, il faut réagir !
D'autant que j'ai écouté des albums très sympas ces derniers temps.
Belone Quartet - Les prémices de la béatitude naissent de l'armertume
Avouez qu'avec un titre pareil, c'est dur de résister ! Belone Quartet est un groupe français, et ça ne s'entend pas du tout. C'est l'un des meilleurs albums de l'années, selon moi. Animé à la fois d'une langueur poétique et d'une insolence indie décalée, il offre de superbes mélodies dont je ne me lasse pas. Découvert un soir à la radio, avec "The Same".
Cold War Kids - Loyalty to Loyalty
A la première écoute, on a envie de jeter le CD tellement la voix du chanteur est insupportable. Ce syndrôme est (souvent) bon signe, il montre que nos oreilles doivent s'habituer à son novateur, rompant avec leurs petites habitudes. Au bout de trois écoutes, j'adorais la voix nasillarde et effrontée de Nathan Willett (je viens d'effectuer une petite recherche et je ne me rendais pas compte qu'il était si beau ! Mais j'ai passé l'âge de m'intéresser aux groupes pour cette raison, bien sûr...). Découvert à la radio avec "Something Is Not Right With Me".
Ladytron - Velocifero
Il me semble que j'ai entendu un titre de cet album au titre enchanteur pendant l'année, le genre où je note la chanson sur un bout de papier, quand ce n'est pas "France Inter le 17 mars vers 22h23 deux titres avant Beck", pour me permettre des recherches ultérieures... Un jour d'ennui, où je contemplais ma pile de cartons en me demandant où pouvaient bien se trouver mes CD, j'ai tapé "Ladytron" dans Deezer et je n'ai pu que m'en féliciter. J'ai adoré leur album dans le plus pur style rock électronique. La voix éthérée de la chanteuse se détache sur un enchevêtrement de sons divers, avec des chœurs naïfs par derrière. Je suis accro !
Et maintenant, on attend bien patiemment Antony et Massive Attack...
24 octobre 2005
Damaged people, disturbed souls
Ce qu’il y a de bien, lorsque je sors toute endolorie de chez la dermato, c’est que je peux filer me consoler au Virgin du coin, à deux pas de là. A plus forte raison le jour de la sortie officielle du dernier Depeche Mode !
Je ne sais même pas comment j’ai réussi à attendre tout ce temps. Je n’ai craqué qu’une fois, en téléchargeant le premier single, « Precious », qui ne m’avait pas convaincue. Trop clair, trop lisse, un morceau pop sans grande envergure.
Voici enfin le petit ange duveteux entre mes mains. La première chanson résonne entre les murs de ma chambre, à peine arrivée. Dès la première écoute de Playing the Angel, et lors des cinquante suivantes, j’ai tout de suite trouvé que c’était un très bon disque. J’ai également estimé que le groupe compilait ses propres recettes, offrant des chansons intéressantes, sans réelle surprise.
Prenons par exemple l’introduction de « A Pain That I’m Used To », qui ouvre l’album : la méthode de « I Feel You », un énorme son saturé, avec le son de « The Dead Of Night », véritable entrée en fanfare, avec un esprit très joueur, avant l’arrivée plus classique de la mélodie.
2 − « John The Revelator » est lui un très bon morceau de rock, refrain entêtant et dansant.
3 − « Suffer Well » : début très électro, ordi à la Kraftwerk, avant un morceau plus pop, langoureux, et ses guitares à la « Dream On ».
4 − « The Sinner In Me » : techno sombre et langoureuse, on se rapproche de certain groupe gothique cher à mon cœur. La voix de Dave Gahan semble être taillée pour ce genre d’exercices. La fin instrumentale déjantée prend aux tripes.
5 − « Precious » : clarté et douce mélodie aux claviers. Le décalage avec la chanson précédente fait mieux ressortir sa parenté avec « Enjoy The Silence ».
6 − « Macro » : Martin pousse la chansonnette, on sent un peu trop l’effort fourni sur ces paroles empreintes de spiritualité.
7 − « I Want It All » : superbe intro enchanteresse, mêlant sons crades et cristallins. Dès que Dave commence à chanter, je rentre en transe, et alors, le refrain ! Mélodie subtile, qui en fait ma chanson préférée de l’album.
8 − « Nothing Is Impossible » : plongée dans la noirceur et le désespoir. Ah, non, c’était juste une impression, les paroles recèlent en fait une miette d’espoir. « I still believe in love at first sight, nothing is impossible. »
9 − « Introspectre » : instrumental
10 − « Damaged People » : la plus jolie chanson interprétée par Martin, pas très gaie d’après son titre. L’intro, prometteuse, est gâchée par la suite avec un refrain grandiloquent. Dommage, il faut se contenter des bons moments de ce morceau.
11 − « Lilian » : chanson pop sympa, mais je ne peux m’empêcher de songer à une version diminuée de « Sea Of Sin ».
12 − « The Darkest Star » : de grandes envolées dans cette chanson finale.
Au bout d’une semaine, je continue à programmer l’album pour mon réveil du matin, autant dire que les premières notes me font bondir hors du lit ! Wake up the angel !
19 août 2005
Vive la Fête − Nuit Blanche
Si ce blog peut avoir la moindre utilité dans la vaste communauté humaine, voici mon conseil : ne jamais associer un disque à une personne. Après, c’est trop dur de l’oublier quand on réécoute ses albums préférés. Il y a la solution de ranger les CD au fond d’un placard le temps nécessaire (six mois ? un an ? tout dépend du degré d’attachement…), mais ça veut dire se priver de ses disques préférés à cause de quelqu’un. Et qui est cette personne, qui vous a royalement ignorée et vous a dénié la moindre place dans sa vie, pour influencer vos comportements intimes pendant des mois ? Alors, par bravade, vous écoutez les disques dangereux de votre collection, ce qui vous fait repenser à la personne incriminée… Très compliqué, comme vous pouvez le constater.
Cette année, j’ai moins écouté de musique. Je me surprenais en pleine lecture à entendre le vrombissement du frigo, m’apercevant que je n’avais passé aucun CD depuis des heures.
Bref. Rien d’étonnant à ce que mon premier choix autonome depuis… des lustres soit léger, guilleret et dansant en diable. J’ai nommé « Nuit Blanche » de Vive la Fête ». J’en ai entendu parler il y a un moment, mais la curiosité m’a reprise il y a peu.
Un chouette disque, furieusement techno pop, électro machin chose, louchant évidemment du côté des années 80, tout ça avec une chanteuse à la voix enfantine avec un accent belge à couper au couteau. Sans oublier une voix masculine rauquement sexy (mon dieu !). C’est une pitié de l’écouter toute seule dans ma chambre, alors qu’il mériterait des marées de fêtards imbibés et lubriques pour être apprécié à sa juste valeur.
Je l’écoute le matin au réveil, sous la douche en chantant les paroles de « Schwarkopf » avec conviction, le soir en lisant du Patricia Cornwell sur mon lit.
Les cheveux noirs sont réveillés
C’est très cool cette année
Les cheveux noirs comme une pop star
C’est ce que je veux pour ce soir
Wah oh ! Wah oh !
C’est un plaisir pour les yeux
Une image colorée
Une identité
Oh oh ! Oh oh !
Les cheveux noirs c’est excitant
Et je suis sûre c’est le moment
C’est la plus nouvelle tendance
Pense à moi si tu t’y lances
Oh oh ! Oh oh !
Dis-moi qui est la plus belle ce soir
Dis-moi qui est la plus belle ce soir
Wah oh !
Les cheveux noirs comme une pop star
Les cheveux noirs comme une pop star
Ni blond, ni roux, ni gris, tant pis
C’est absurde c’est [ ?]
Les cheveux noirs ! Les cheveux noirs !







