11 septembre 2009
Jonathan Richman - Because Her Beauty Is Raw and Wild

Par un beau soir de fin mars 2009, j'ai fêté la fin de mon stage pourri en m'offrant un concert au Transbordeur. Je voulais découvrir le lieu, que je côtoyais sans le voir. J'avais envie de connaître le monsieur sur l'affiche, dont Aldénore me rebattait les oreilles depuis des années, tout en précisant qu'il y avait peu de chances pour que j'apprécie sa musique. Emplie de curiosité, j'ai assisté à la représentation de Jonathan Richman et j'ai passé un très bon moment !
Avec sa silhouette de jeune homme et ses grands yeux naïfs, il égrenait un répertoire gai et léger, dans un style que j'ai qualifié depuis de "yukélé nostalgique". Très généreux envers le public, il saluait les nouveaux arrivants comme de vieux amis, souriait, regardait les gens. Il fallait le voir, tout excité, sautant d'un coup pour chanter à côté du micro, beaucoup moins audible mais avec un entrain communicatif !
J'ai eu envie de prolonger cette découverte et, n'ayant trouvé que l'album Because Her Beauty Is Raw and Wild, en fait l'avant-dernier, sorti en 2008, à écouter sur Deezer, j'ai fini par l'acheter. Même si la musique m'a semblé un peu légère au début, je me suis beaucoup repassé ce disque, qui collait parfaitement à l'atmosphère printanière. En écoutant attentivement les paroles, je me suis aperçue que Jonathan Richman était loin d'être un gentil chanteur superficiel. Les textes n'étaient pas bêtes, et même assez graves par moments, avec une touche d'absurdité bienvenue. Sans être spécialiste, je me suis laissée dire que les morceaux ne devaient pas être si faciles à jouer à la guitare, avec des mélodies assez subtiles.
"Because her Beauty Is Raw and Wild" : le début peut rebuter, Jonathan attaque avec une voix de crooner. Pourtant, le morceau décolle, les paroles sont délicieuses (il décrit une femme adorable par son côté naturel, jusqu'à ses cheveux, "curly and wild" : je m'identifie complètement !), une ambiance chaleureuse est plantée.
No One Was Like Vermeer : Encore une déclaration d'amour, cette fois pour le célèbre peintre et on a droit en prime à une belle leçon d'histoire de l'art. "Veermer was eerie / Veermer was strange / He had a more modern colour range / As if born in another age/ Like maybe hundred or so ago." La guitare est irrésistiblement entraînante et on se rend compte que la voix de Jonathan est superbe et, à l'image de Vermeer, "sends a chill to our spine".
Time Has Been Going By So Fast : Un exemple de nostalgie extrême, sur la vie qui file à toute allure...
Es Como El Pan : Où Jonathan fait une démonstration fantaisiste de son talent pour les langues.
The Lovers Are Here And They're Full Of Sweat ; Le Printemps des Amoreux Est Venue ; This Romance Will Be Different For Me : Ecouter avec émotion ces charmantes chansons sur l'amour... Soupirer en se disant que le printemps est décidément trompeur. "This time I won't try to mend a lonely heart, lonely heart, lonely heart..."
When we refuse to suffer : "When we refuse to suffer / When we refuse to feel / Our lives become a bore / And we suffer the more". J'en ai fait ma devise, mais je confirme que je souffre comme une bête depuis que j'ai accepté de sentir.
Our Party Will Be On The Beach Tonight : L'une de mes mélodies préférées de cet album, une chanson à la fois incisive et décontractée. Jonathan y chante très mal mais réussit à faire passer une ambiance obscure, désenchantée.
Je découvre ses autres albums en ce moment, aussi inégaux que délicieux.
1. Because Her Beauty Is Raw And Wild
2. No One Was Like Vermeer
3. Time Has Been Going By So Fast
4. Es Como El Pan
5. Our Drab Ways
6. The Lovers Are Here And They're Full Of Sweat
7. Le Printemps Des Amoreux Est Venue
8. When We Refuse To Suffer
9. This Romance Will Be Different For Me
10. Old World
11. Our Party Will Be On The Beach Tonight
12. When We Refuse To Suffer
13. Here It Is
14. As My Mother Lay Lying
26 août 2009
Fever Ray - Fever Ray

J'ai découvert The Knife à la fin de l'année 2008. La voix puissante de Karin Dreijer Andersson, sur un son électro avec de belles mélodies plus que dansantes, m'a accompagnée pendant mes déambulations frigorifiées entre train, bus, métro, à travers la nuit angoissée des petits matins de mon premier stage. J'alternais avec Nine Inch Nails. Tout s'est bien passé, je n'avais même plus envie de retourner à l'Ecole.
Nouvelle ambiance au printemps 2009, toute de confusion. J'apprends que la chanteuse de The Knife sort un album solo et qu'il est tellement bizarre qu'il fait peur à écouter. Forcément, je l'ai acheté. En fait, il est très bien. Fever Ray, titre et nom que s'est choisi l'artiste pour l'occasion, est un disque monolithique, qui creuse un seul concept, à savoir le minimalisme lancinant. Les chansons sont assez ternes à la première écoute, aucune recherche du joli, les voix sont déformées, trop graves...
Il mérite d'être réécouté et révèle alors toute sa richesse. J'ai même fini par être émue à l'écoute de certains titres. Les chansons sont très bien écrites, avec des rythmes un peu tribaux. A l'écoute de ce qu'on croit comprendre des paroles, on se sent transportée vers des paysages gris au premier abord mais finalement plein de surprises. J'aime beaucoup "Seven" et "I'm Not Done", qui gardent tout leur mystère au bout de quelques dizaines d'écoutes.
1. If I Had A Heart
2. When I Grow Up
3. Dry And Dusty
4. Seven
5. Triangle Walks
6. Concrete Walls
7. Now's The Only Time I Know
8. I'm Not Done
9. Keep The Streets Empty For Me
10. Coconut
25 août 2009
Peaches - I Feel Cream

Un nouvel album de Peaches pour l'été, était-ce bien nécessaire pour ajouter à la canicule ambiante ? Oui ! oui ! oui !
Si j'étais jeune et cool, je dirais que ce disque est une tuerie, mais je me contiendrai... au moins jusqu'à "More". La pochette montre une photo très léchée, où Peaches est belle comme un camion. Quant à la musique, on trouve d'emblée un son très techno, dansant en diable, à la recherche limpide d'une efficacité diabolique.
En terrain connu avec "Serpentine (I Don't Give A... Part 2)", où l'on retrouve des paroles familières ("I don't give a fuck if you call me, I don't give a fuck if you're far from me..." ; à méditer et à répéter en boucle), on aborde ensuite un terrain inhabituel avec les deux suivantes.
"Why don't you talk to me ?", "I don't want to lose you" : ouh là, on rentre dans le domaine des relations adultes, où on s'engage, on dialogue ! Son puissant et voix de guerrière pour "Talk to me", mélancolie plus éthérée pour "Lose You". Ca devient sérieux. Je crois que je préférais le message de "Tent in your pants".
Pas le temps de réflechir, on embraie avec l'un des morceaux les plus dansants, "More". J'ai dit que j'allais me lâcher... me voilà en train de bondir dans tous les sens, chantant à tue-tête : "It seems you get a little bit more than you asked for !". Le son est parfaitement synthétique, inhumain ; j'adore.
Je ne retrouverai cet entrain incontrôlable qu'avec "Mommy Complex", où elle fait des propositions indécentes à une jeunesse. La chanson se danse mieux avec des gros seins, cela dit. Mais, pour être honnête, j'ai du mal à rester assise sur toute la durée du disque.
Un album gai et festif, pas très profond mais idéal pour se défouler. Exactement ce dont j'avais besoin en cet été qui n'est chaud que par la température extérieure...
1. Serpentine (I Don't Give A..Part 2)
2. Talk To Me
3. Lose You
4. More
5. Billionaire
6. I Feel Cream
7. Trick Or Treat
8. Show Stopper
9. Mommy Complex
10. Mud 3:06
11. Relax
12. Take You On
24 août 2009
Jason Lytle - Yours Truly, the Commuter

Il y a une vie après Grandaddy ! On avait laissé Jason Lytle enterrant son chat dans Just Like the Fambly Cat. Il revient regonflé à bloc pour un album solo :
Last thing I heard I was left for dead / Like I give two shits about what they said / I may be limping but I'm coming home
Cet album est une succession de petites perles mélodiques. Insignifiantes à la première écoute, elles gagnent à être réécoutées, au soleil, qu'on soit de bonne humeur ou pas. Il en faut du travail pour parvenir à cette légèreté sucrée, même si, je vous l'accorde, ce n'est pas raisonnable, passé l'âge de douze ans, d'entonner un joyeux refrain sur la joie d'être en week-end. Avec toujours cette touche de mélancolie qui pointe à travers les plus suaves accords...
1. Yours Truly, The Commuter
2. Brand New Sun
3. Ghost Of My Old Dog
4. I Am Lost (And The Moment Cannot Last)
5. Birds Encouraged Him
6. It's The Weekend
7. Fürget It
8. This Song Is The Mute Button
9. Rollin' Home Alone
10. You're Too Gone
11. Flying Thru Canyons
12. Here For Good
20 juin 2009
Belone Quartet - 1802

Ai-je déjà dit que j'adorais le dernier album de Belone Quartet ? Ben non, je me suis contentée de l'annoncer il y a plusieurs mois. Depuis, je l'ai écouté environs 216,5 fois, je suis donc en mesure d'en dire beaucoup plus.
J'avais beaucoup aimé la pop bien calibrée des Prémices de la béatitude naissent de l'amertume. Pour 1802, j'ai d'abord rechigné devant le son plus dur. On bascule dans l'électro et les rythmes artificiels, sans retrouver le même esprit. Le déclic s'est produit quand je me suis aperçue que j'appréciais les onomatopées de la voix la plus grave, qui provoquent un effet lancinant sur une partie des titres. Et puis l'écriture des chansons est toujours là, ça tient la route tout en gardant un ton expérimental.
Le groupe a donc su évoluer, s'éloignant du pop rock plus consensuel des débuts. Ce qui est bon signe, pour un troisième album, et me donne envie de suivre sa carrière. Je regrette maintenant d'avoir manqué le concert du mois dernier mais parfois, vraiment, il y a trop de choses en même temps...
1. Even If The Fields, The Rivers And The Places
2. Bad Winter Nights
3. The Sleeper
4. The Way I Want To Die
5. 1802
6. All The Beauties
7. The Cure
8. O'Anna
9. I Send You Some Flowers
10. Tidal Wave
11. When You'Ll Turn Old
12. Time
13. To Her Soul
15 février 2009
Le nouveau Belone Quartet à découvrir !

Sur le site du groupe, à raison d'une vidéo par jour : allez donc voir par là.
Tout ça me semble très prometteur ! Leur nouvel album s'intitule 1802 et sera en vente sous peu (il semble qu'on puisse déjà l'acheter directement sur le site).
30 décembre 2008
Les albums de l'automne
Un coup d'œil sur le contenu de ce blog et je constate, médusée, que plusieurs brouillons sont laissés en jachère depuis le mois d'octobre. Vais-je abandonner ce blog "my life" pour ne plus me concentrer que sur mes lectures en cascade ? C'est insoutenable, il faut réagir !
D'autant que j'ai écouté des albums très sympas ces derniers temps.
Belone Quartet - Les prémices de la béatitude naissent de l'armertume
Avouez qu'avec un titre pareil, c'est dur de résister ! Belone Quartet est un groupe français, et ça ne s'entend pas du tout. C'est l'un des meilleurs albums de l'années, selon moi. Animé à la fois d'une langueur poétique et d'une insolence indie décalée, il offre de superbes mélodies dont je ne me lasse pas. Découvert un soir à la radio, avec "The Same".
Cold War Kids - Loyalty to Loyalty
A la première écoute, on a envie de jeter le CD tellement la voix du chanteur est insupportable. Ce syndrôme est (souvent) bon signe, il montre que nos oreilles doivent s'habituer à son novateur, rompant avec leurs petites habitudes. Au bout de trois écoutes, j'adorais la voix nasillarde et effrontée de Nathan Willett (je viens d'effectuer une petite recherche et je ne me rendais pas compte qu'il était si beau ! Mais j'ai passé l'âge de m'intéresser aux groupes pour cette raison, bien sûr...). Découvert à la radio avec "Something Is Not Right With Me".
Ladytron - Velocifero
Il me semble que j'ai entendu un titre de cet album au titre enchanteur pendant l'année, le genre où je note la chanson sur un bout de papier, quand ce n'est pas "France Inter le 17 mars vers 22h23 deux titres avant Beck", pour me permettre des recherches ultérieures... Un jour d'ennui, où je contemplais ma pile de cartons en me demandant où pouvaient bien se trouver mes CD, j'ai tapé "Ladytron" dans Deezer et je n'ai pu que m'en féliciter. J'ai adoré leur album dans le plus pur style rock électronique. La voix éthérée de la chanteuse se détache sur un enchevêtrement de sons divers, avec des chœurs naïfs par derrière. Je suis accro !
Et maintenant, on attend bien patiemment Antony et Massive Attack...
09 octobre 2008
Alain Bashung - Bleu pétrole

Je n'aurais jamais cru que mes premières émotions musicales de la rentrée s'attacheraient à un chanteur français ! Un chanteur français, quoi... Rien que l'expression me fait fuir. Mais voilà...
A la Fête de l'Huma, il y a de cela quelques semaines, j'ai eu l'impression de vivre un instant de grâce. J'avais sauté dans tous les sens pendant une heure avec Arno, offrant d'incroyables versions rock de ses chansons. Un peu essoufflée, j'ai vu débarquer Bashung sur scène juste après, pas un poil sur le caillou, le crâne recouvert d'une petite casquette. Je me suis souvenue des paroles d'un proche, qui l'avait vu à la télé assez mal en point, m'avait assuré que ça valait le coup de le voir maintenant en concert, car ce n'était pas sûr qu'il en fasse beaucoup d'autres.
Il a commencé assis, avec sa guitare, avec "Comme un légo", une chanson du dernier album, que je ne connaissais pas. Une chanson de 9 minutes, lente, puissante, aux paroles très troublantes, étant donné la situation. Devant moi, une bande de djeuns jouaient à la balle comme si leur vie en dépendait, ajoutant au sinistre de la situation, tandis que le chanteur économisait ses gestes sur l'écran géant.
Voyez-vous tous ces humains ?
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront
Bref, j'ai ressenti le frisson, celui pour lequel on estime que ça vaut encore la peine de se perdre au milieu d'une foule oppressante pour entendre de la musique. Je ne sais pas grand chose sur l'état de santé d'Alain Bashung mais j'ai été séduite par les titres de son dernier album, avec de superbes arrangements, beaucoup de violons, des paroles raisonnablement absonses. Un univers mélancolique, élégant.
1. Je t'ai manqué
2. Résidents de la République
3. Tant de nuits
4. Hier à Sousse
5. Vénus
6. Comme un lego
7. Sur un trapèze
8. Je tuerai la pianiste
9. Suzanne
10. Le secret des banquises
11. Il voyage en solitaire
18 juillet 2008
The Kills - Midnight Boom

Je n'avais pas d'attente particulière autour du troisième album des Kills, ayant trouvé le précédent moins inventif que leur premier. Et puis j'ai entendu quelques titres à la radio, qui se démarquaient nettement du lot. Midnight Boom s'est retrouvé sur ma chaîne, qui ne s'en est pas plainte !
J'y ai trouvé un son puissant, une voix impressionnante. Les mélodies sont solides, un peu répétitives comme j'aime (guitares et boîte à rythme produisant un son carré; les couplets de "Tape Song" rappellent une chanson de Madonna mais la comparaison s'arrête là). "U.R.A. Fever", "Cheap and Cheerful" ("I want you to be crazy cos you're boring baby when you are straight"), "Hook and Line", "Alphabet Pony" (j'ignore si ce titre parle d'apprentissage de la lecture, mais il est superbe de violence sèche) sont autant de tubes en puissance, que je fredonne en remuant des fesses.
Les photos de la pochette montrent les deux membres du groupe, Alison Mosshart et Jamie Hince, en grande tenue, prenant la pose : tout dans l'attitude, on dirait. Mais avec un aussi bon album, ils peuvent se le permettre. Un bon disque de rock basique et festif.
- U.R.A. Fever
- Cheap and Cheerful
- Tape Song
- Getting Down
- Last Day Of Magic
- Hook and Line
- Black Balloon
- M.E.X.I.C.O.
- Sour Cherry
- Alphabet Pony
- What New York Used to Be
- Goodnight Bad Morning
30 avril 2008
Portishead - Third

Le dernier Portishead est tout simplement incroyable ! Noir et mélancolique, violent et tendre à la fois, il s'impose comme le meilleur album de l'année (c'est pas dur) et a de bonnes chances de le rester. On notera un sens de la rupture, du décalage, une fausse douceur vite détrompée par l'assaut d'instruments malmenés jusqu'à la dissonance.
Dès l'intro de "Silence", la batterie attaque sèchement, les guitares couinent, grincent, des sons stridents résonnent. Sur cette base apocalyptique, Beth Gibbons vient poser sa voix fragile et sensuelle à la fois. Voilà un début d'album impressionnant de brutalité. La chanson se termine d'une façon remarquablement abrupte.
On enchaîne sur le trompeusement moelleux "Hunter". La gentille ballade promise est bientôt traversée de méchants riffs de guitare, puis d'une pluie de sons électroniques. Tout un art du contraste, propre à instaurer une ambiance très particulière.
"Nylon Smile" offre cette amertume des textes de laquelle le groupe est familier, une mélopée sur un rythme hâché.
"The Ripe" démarre elle aussi comme une chanson très douce, s'emballant pour une transe électronique un peu bizarre.
"Platic" fait entendre toutes sortes de bruits étranges, en décalage complet avec les paroles sussurrées d'un ton dramatique. On pourrait penser que ça casse l'effet mais non, ça instaure juste une atmosphère très particulière.
"We Carry On" est une superbe chanson sautillante, transmettant une urgence hystérique. Difficile à décrire ! Si cette musique reflète l'état mental des membres du groupe, quelle magnifique confusion doit régner dans leurs cerveaux !
Si l'intro de "Silence" était quelque peu brutale, c'est une grosse claque qu'on reçoit en pleine figure avec celle de "Machine Gun". D'une dureté implacable, la musique rend la voix de la chanteuse encore plus fragile.
"Small" : la surprise au bout de la tristesse... Une magnifique chanson, encore très grinçante, au rythme martial, qui part en déluge sonore pendant 6 minutes 45.
Le disque s'achève avec la mélancolie langoureuse de "Threads", poussée jusqu'à des envolées rauques qui s'évanouissent au milieu de sons graves rappelant des paquebots quittant le port. Une fin proprement sublime.
- Silence
- Hunter
- Nylon Smile
- The Rip
- Plastic
- We Carry On
- Deep Water
- Machine Gun
- Small
- Magic Doors
- Threads





