Canthilde

On en dit toujours trop.

01 septembre 2009

Les vilains noms des jolis coins de montagne

Tout un programme :

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Ou pourquoi j'ai hurlé : "Eh ! Toi-même, d'abord !" lorsqu'on m'a annoncé le nom du prochain village :

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Si le nom est vilain, l'endroit ne l'est pas du tout :

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08 juillet 2007

Ouf, c'est passé...

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La femme répète sa question d'un ton acerbe. N'ayant pas la réponse, je coupe la poire en deux en disant que les deux ne sont pas forcément incompatibles, ils se complètent. Le moment que je craignais est arrivé et, à présent, je n'ai plus qu'à me débattre comme un gibier pris au piège.

Une heure plus tôt, je patientais dans une salle avec d'autres postulantes. Nous faisions assaut d'élégance, de manière classique ou plus originale, selon les tempéraments. L'angoisse était palpable. Peu de gens se connaissaient déjà, aussi les croisements, emprunts de chaises, politesses diverses étaient empreintes d'une certaine raideur. Et puis, nous étions toutes des rivales en puissance.

Levant les yeux de mon livre, j'avais aussitôt croisé le regard écarquillé d'une jeune femme. J'ai détourné poliment le regard. Un instant plus tard, je l'ai reposé sur elle, un léger sourire aux lèvres, pour lui montrer que je partageais son stress, mais elle regardait dans le vide, l'air paniqué, en m'évitant complètement. J'ai alors regretté mon premier geste, à vrai dire involontaire, qui avait pu passer pour de l'indifférence ou du mépris. Je n'étais pas prête à encaisser de plein fouet l'angoisse des autres, ayant du batailler pour contenir tant bien que mal la mienne, avec un résultat mitigé, je devais l'admettre.

Retour au présent. La réponse à cette fichue question... Les jurys, c'est un peu comme les interrogatoires de flics au poste. Il y en a un qui joue le gentil et l'autre le méchant. L'un vous sourit de toutes ses dents, vous parle de votre grand-mère, s'exclame qu'il adore ça lui aussi à la moindre de vos déclarations ; l'autre a une tête de gardien de prison, il hoche la tête d'un air sinistre à chacune de vos bourdes et s'empresse de griffonner sur sa feuille.

Pourtant, il faut faire comme si de rien n'était, garder la tête froide, ne pas trop copiner avec le "gentil", répondre plaisamment au "méchant", le tout sans s'affoler de ce que la moitié des questions portent sur des sujets inconnus.

Il est remarquable, toutefois, que le jury fasse preuve de la plus onctueuse des politesses (enfin, surtout le "gentil"). J'aimerais être traitée avec autant de considération dans la vie courante ! Moi qui craignais un lynchage en règle, j'ai constaté que les recommandations affichées dans les rapports étaient suivies à la lettre.

Il n'y a plus qu'à sortir sur des jambes flageollantes, s'arrêter comme foudroyée au souvenir de ses propres conneries et résister à l'envie de courir en sens inverse pour hurler d'un air triomphant la réponse qui s'obstinait à ne pas venir l'instant précédent, en agrippant le président du jury par le col. Les jeux sont faits, ne reste plus qu'à assumer.

Posté par canthilde à 23:59 - Phrase du jour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2006

Tout à fait, plutôt, plutôt pas, pas du tout d'accord ?

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Après trois mois d'enquête fouillée sur un thème passionnant, retour douloureux aux études de consommation dont je n'approuve pas le but ultime. Non mais vraiment, c'est quoi cette question ??

Travailler dans les sondages conduit à remettre en cause les statistiques obtenues de cette manière. Ma première constatation, c'est que les gens comprennent rarement les questions qu'on leur pose. Termes alambiqués, tournures artificielles, les réponses sont souvent à côté de la plaque, mais nous ne sommes pas censées expliquer les questions aux personnes interrogées. "C'est comme vous l'entendez !", doit-on répondre à un enquêté perplexe qui demande de l'aide.

Alors, la prochaine fois que vous verrez les résultats surprenants d'un sondage d'opinion auprès de la population française, interprétez-le vous aussi "comme vous l'entendez" ; on peut faire dire n'importe quoi aux gens selon la manière dont les questions sont posées (toutes considérations sur la bêtise effarante de la population française mises à part) !

Posté par canthilde à 11:04 - Phrase du jour - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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