Canthilde

Humeurs, musique, images et... horticulture

29 décembre 2007

Le génie de la fontaine

La perspective d'un repas de Noël en famille a de quoi me faire frémir longtemps en avance. Pendant des années, mon retour dans ma ville natale s'accompagnait d'interrogations angoissées : qui allait piquer sa crise d'hystérie, cette fois-ci ? Mon père parviendrait-il enfin à faire sortir la porte de ses gonds en quittant précipitamment l'hargneuse assemblée ?

Certes, j'ai quelques bons souvenirs, tels mon premier verre de Sauternes, vers l'âge de dix ans, qui ancra précocement ma vocation de pochtronne. Mais aussitôt, me vient à l'esprit un autre réveillon, au même endroit, quelques années plus tard, où ma mère se mit soudain à accabler mes grands-parents de son irrémédiable sentiment de ratage, de la frustration de s'être "sacrifiée" pour tout le monde sans avoir pu "mener une vraie vie de femme" (elle exagérait, son grand dévouement maternel ne l'avait jamais empêchée d'avoir de petit ami).

Bref, j'étais sur mes gardes en me rendant avec Quintilien chez ses parents, accompagnée de sa prestigieuse progéniture. Tout se passa bien, si l'on passe sur quelques ronchonneries de vieux couple et de conversations prenant insensiblement un ton morbide. J'étais bien placée pour savoir qu'une légère sensation d'ennui n'était pas la pire des choses qui puissent se produire en pareille circonstance.

Au moment du dessert, nous produisîmes le cadeau du Noël dernier, une fontaine à chocolat flambant neuve, que nous étrennions pour l'occasion. Ce fut un grand moment de poilade. Le chocolat, même dilué dans un peu de lait, refusait de monter le long du mécanisme pour rejaillir en un ruisseau fluide et tiède. Les gourmets avaient des scrupules à y ajouter de l'huile, comme indiqué sur le manuel d'utilisation. Les deux blonds éphèbes, élites de la nation, à plus d'un titre, tenaient un discours convaincu sur le "taux de viscosité" par rapport à une planche en bois, tout en lorgnant d'un air méfiant la fontaine crachotante.

Finalement, nous avons vidé tout le chocolat à la base de la fontaine pour y tremper directement morceaux de poires, mangues et clémentines, dont la saveur ne s'en est pas ressentie le moins du monde.

P1020314

Posté par canthilde à 01:04 - Ma vraie vie réelle - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 décembre 2007

Week-end dans le brouillard

lacoiffure

Que faire à Londres pendant trois jours quand il gèle dehors ? On met plusieurs couches, on recouvre le tout de doudoune, écharpes, bonnet, gants... et on part à l'assaut de la ville !

Quelle joie de redécouvrir Londres avec mon amoureux dix ans après l'avoir sillonnée avec une enquiquineuse ! Je ne m'en rendais pas compte, à l'époque, je pensais que c'était provisoire, mais finalement cette copine de mon séjour en tant que fille au pair me pompait l'air (grave). Je n'ai pu m'empêcher de repenser à des instants précis en parcourant certains lieux : tiens, c'est là qu'elle m'a révélé le nom de son grand amour (mon voisin de cité U qui avait mauvaise haleine) ; tiens, c'est là qu'elle a sorti sa grande tirade sur sa certitude d'avoir trouvé son âme soeur et l'immortalité de leur attachement réciproque...

Quintilien m'a une fois de plus épuisée, vous vous en doutez. Il a l'oisiveté éreintante. A notre tableau de chasse, trois musées en trois jours, Harrods, Hyde Park, Camden Market, les bords de la Tamise by night... Le troisième jour, j'ai exigé que nous prenions le passe bus pour la journée ; j'avais tellement mal à une jambe que je boitillais (c'est l'âge, déjà...).

Mais je ramène des images enchanteresses, à commencer par le monceau de saucisses du petit déjeuner offert à l'hôtel. Je ne m'en serais pas crue capable et, pourtant, rien de tel pour être en forme et de bonne humeur que de démarrer la journée par du cochon grillé. Je tenais sans problème jusqu'au soir après ça. Et puis il y avait le superbe plafond vitré à l'entrée du British Museum, le coucher de soleil sur la Serpentine et son défilé terrestre de canards, le rayon papeterie de chez Harrods... Et, plus que tout, il y avait "La Coiffure" de Degas à la National Gallery , devant laquelle je suis allée soupirer d'aise un bon quart d'heure.

Posté par canthilde à 00:28 - Ma vraie vie réelle - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2007

Hautes ambitions

- Quand est-ce que tu écris un roman à succès ?

- Humpf... Mon dernier boulot m'a trop pris la tête pour que je continue à écrire... Je note des idées de nouvelles mais je ne suis pas sûre qu'elles soient très bonnes...

- Je n'ai pas parlé d'écrire un bon roman, j'ai parlé d'écrire un roman à succès !

- En ce cas, il y a pas mal d'exemples à suivre...

Posté par canthilde à 12:16 - Fictions (ou presque) - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 décembre 2007

Radiohead - In Rainbows

inrainbows

Près de deux mois après le lâchage dans la nature des titres du dernier album de Radiohead, j'y vais de ma petite note, ayant largerment eu le temps d'apprécier les qualités de ce "disque". C'est ça qui est bien quand on sort de la logique marketing (affiches de dix mètres de haut, matraquage à la radio, clip en boucle sur une innommable chaîne de télé, critiques se teminant impérativement par "urgent et indispensable"...), on peut prendre son temps pour décider ou non de télécharger les titres, les écouter tranquillement sans ressentir le besoin de les adorer tout de suite parce qu'on a déboursé 20 euros pour les avoir. J'ai mis du temps à comprendre ça mais l'industrie musicale, c'est avant tout de la manipulation psychologique.

Or donc, je n'ai pas payé pour les mp3 de In Rainbows. Désolée, mais je n'ai jamais payé pour des mp3. J'aime bien avoir l'objet CD dans les mains quand un album me plaît et on pourra dire ce qu'on voudra, ce n'est pas la même qualité sonore. J'attends donc de pied ferme la sortie du disque le 31 décembre, car j'en suis sûre, je l'aime !

Dès le premier titre, "15 Step", je suis frappée par l'aspect virevoltant de cette musique, d'une richesse mélodique impressionnante. Le groupe a la capacité de passer d'une ambiance à l'autre en quelques secondes, d'une transition élégante. C'est une chanson joyeuse avec des cris d'enfants, qui plonge en même temps dans des atmosphères à vous tirer des larmes de pure émotion esthétique.

A nouveau une décharge d'énergie avec "Bodysnatchers".

"Nude" s'annonce comme un slow sucré, et que c'est beau quand Thom Yorke pose sa voix suraiguë sur une mélodie tout simplement à tomber par terre ! C'est d'une telle perfection, sa voix charrie des centaines d'émotions à la seconde, à ce niveau-là c'en devient surnaturel.

Un départ anodin pour "Weird Fishes/Arpeggi" qui se lâche en spirales soniques, une de ces chansons-labyrinthes dans lesquelles on aime se perdre.

Les titres 5 et 6, avec le 10, sont calmes, très doux, plus classiques dans la structure. "Jigsaw Falling Into Place" est une belle chanson pop, ce qui veut dire beaucoup, avec Radiohead.

"Reckoner" nous entraîne de nouveau dans l'extase la plus pure avec cette superbe voix.

"House of Cards" est la chanson de l'album. Ca commence comme une petite ballade pépère, on ajoute des effets de voix éthérés, créant une tension agréable. Viennent les paroles : I don't want to be your friend, I just want to be your lover..." Des nappes de guitares nous plongent en plein mystère, le "Tonight" lancinant de Thom Yorke me reste dans la tête des journées entières... Une chanson triste et sensuelle, légère et émouvante, tout simplement inoubliable.

1. 15 Step
2. Bodysnatchers
3. Nude
4. Weird Fishes/Arpeggi
5. All I Need
6.
Faust Arp
7. Reckoner
8. House of Cards
9. Jigsaw Falling into Place
10. Videotape

Posté par canthilde à 14:40 - Musiques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 décembre 2007

Post-tripalum

C'est officiel, j'entame aujourd'hui ma dépression post-CDD.

Débarquer dans un milieu totalement inconnu, avec des collègues comme autant de cas en puissance, se débattre avec des détails insignifiants de la vie quotidienne, puis avec un contenu de travail insurmontable au premier abord, ou tout simplement très fastidieux, trouver ses marques, faire plus ample connaissance avec certaines personnes finalement charmantes, se soutenir à l'approche d'une échéance synonyme de surmenage intellectuel... Se rendre compte que dans quelques heures, on quittera les lieux pour ne plus revoir personne.

Oui, ce boulot m'a exaspérée à un point difficilement descriptible, au point de le traiter par-dessus la jambe. Mais comment s'investir dans un emploi en sachant que six mois plus tard, ce sera la fin d'une expérience trop inhabituelle pour être réinvestie dans un quelconque projet professionnel ?

Je m'étais pourtant attachée à mes collègues malgré les propos machistes de certains assez gonflants, surtout à table. Voir d'honorables quinquagénaires se chamailler autour d'une table pour des questions de terminologie recèle un aspect loufoque irrésistible. Ils n'entendaient que ce qui les arrangeait et comptaient souvent sur moi, l'assistante (= la secrétaire, dans leurs têtes), pour réunir, ranger, connecter, lors même que les informations brassées dépassaient mes capacités d'entendement et que j'avais besoin d'un coup de main. J'ai détesté devoir gérer des réunions avec des spécialistes du domaine, avec l'angoisse d'évaluer leurs propos sur des sujets que je ne maîtrisais absolument pas, mais la sensation de me trouver au coeur d'un projet ambitieux va sûrement me manquer.

Qu'est-ce que je vais faire, maintenant ?

Posté par canthilde à 19:32 - Tripalium - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 novembre 2007

La transe du chameau

Toumast

Hier soir, bravant grèves des transports, migraine et forte envie de me planquer sous la couette dès 20h, j'ai retrouvé mon cher Berlioz comme prévu pour une soirée musicale des plus chaleureuses. Partageant le goût du désert (mitigé chez moi mais quand même, c'est beau), je lui ai vanté les charmes de la musique touareg, qui fait mes délices depuis un peu plus d'un an. J'aurais adoré aller voir Tinariwen le 7 décembre, si ma soirée n'avait déjà été prise. Qu'à cela ne tienne, je me suis jetée sur le concert de Toumast du 22 novembre !

Finalement, j'en savais peu de choses, de ce groupe, sinon qu'il exprimait à merveille ce blues lancinant qui se ballade entre Algérie, Mali et Niger. Leur album Ishumar est une merveille de mélodies hypnotiques et de chant poétique. A vrai dire, j'avais presque peur de m'endormir pendant le concert, étant donné mon état de fatigue de ces derniers jours.

Aucun risque, je l'ai vite compris, quand les musiciens ont commencé à jouer dès la sortie du duo Scotch et Sofa en première partie ! D'abord, Moussa Ag Keyna est entré seul sur scène, très digne avec son chèche d'un indigo soutenu formant une tour impressionnante sur sa tête. Il a égréné quelques notes typiques sur sa guitare, la magie a opéré... Puis les deux autres touaregs sont arrivés, celle sur l'affiche qui allait jouer et chanter, l'autre étant un percussionniste bondissant, mais aussi deux français, dont un batteur. Et c'est là que les choses ont dégénéré, car le batteur a joué tout du long à la façon d'un rockeux de base, tellement fort qu'il noyait le son des autres ! Ca m'a un peu crispée au début, jusqu'à ce que la musique monte en puissance et m'entraîne dans ses volutes puissantes. N'empêche, les claps typiques de ce style de musique me manquaient...

"Allez-y, vous pouvez danser, on ne fait pas de la musique de marabout !" s'est écrié le chanteur. Le New Morning est une salle intimiste, avec des chaises disposées autour de petites tables. L'espace libre devant la scène étant assez réduit, j'ai surtout dansé sur ma chaise, tandis qu'un petit groupe se lançait en des mouvements sensuels et harmonieux. Et comment résister à cette musique endiablée, de la pure transe électrique, traversée des "youyou" stridents de la chanteuse (et quelques uns dans la salle) ?

Musiciens excellents, emportés par leur propre son, public tanguant à l'unisson... L'esprit rock est au Sud !

Posté par canthilde à 20:10 - Musiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2007

Chacun son trou

Avec la grève des transports, je ne vais pas au bureau depuis la semaine dernière. La tâche qui m'est demandée peut aisément s'effectuer chez moi, sur mon ordinateur. Mais je m'étiole dans ma chambre minuscule, assaillie par les bruits des voisins, les enfants qui poussent des cris de guerre dehors... Impossible de me concentrer longtemps, j'ai envie de m'arracher les cheveux tellement le travail est rébarbatif. Mon contrat se termine à la fin du mois et je me détache déjà de ce travail, le premier à correspondre un tant soit peu à mes diplômes, mais pas à mes aspirations.

Mes parents m'ont appelée tour à tour, il y a quelques jours. Le mois dernier, aussi bien ma mère que mon père étaient déprimés, découragés, ébranlés par leurs drames personnels (surtout ma mère, ma dernière grand-mère s'éteignant petit à petit). J'avais fait un effort pour les écouter, me sentant dans la peau d'une thérapeute compréhensive face à des enfants perdus. Lors de leurs plus récents appels, c'est tout juste s'ils ne me riaient pas au nez lorsque je leur demandais s'ils allaient mieux. Chacun a des projets immobiliers. Mon père a mis sa maison en vente et acheté un terrain dans un patelin encore plus paumé. Ma mère, de son côté, me chante les louanges de sa conseillère financière : "Dès que je trouve un acheteur pour ma maison, elle m'aidera à financer l'achat d'une autre maison à ma convenance (elle emploie littéralement ces mots-là au téléphone, le langage aussi peu naturel que possible). Que je sois au chômage ou en pré-retraite, on a tout calculé pour que ce soit possible."

Qu'est-ce que je peux lui répondre ? Que je sois au chômage ou non, je ne peux pas bouger de mon taudis actuel. Le niveau actuel des loyers parisiens ne me permet pas de trouver mieux, les propriétaires ne prendraient de toute façon pas en considération ma candidature bien précaire en ce moment... J'essaie de lutter contre la jalousie mais les voir étaler leurs projets complaisamment finit par provoquer une certaine aigreur.

Par leur égoïsme, je suis obligée d'entretenir des pensées basses. Mon père vient d'hériter ; ayant été radin toute sa vie, je suppose qu'il bénéficie d'un joli pactole. Il m'a envoyé 3000 euros, avec l'impression de me faire une grande faveur. Je n'ai pas réagi avec toute la chaleur attendue. Elle est où, la solidarité entre les générations ? Qu'est-ce que je peux faire, avec 3000 euros ? Ca me paie le loyer pendant quelques mois, c'est tout. Mes parents savent bien tous les deux que ma situation n'est guère brillante. Pendant qu'ils passent sans difficulté d'une maison à l'autre (une vraie maison, avec plusieurs pièces, un jardin !) dans les environs de Ploucville, à trente ans passés, je suis encore obligée de composer avec un quotidien mesquin et étouffant.

Mais je ne réclame rien. Ils ont la "générosité" pleine de chantages et de récriminations...

Posté par canthilde à 10:23 - Ma vraie vie réelle - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2007

Des tripes et des collègues

Durant ma courte et pitoyable existence, j'ai appris peu de choses, sinon acquis quelques certitudes en ce qui concerne le monde du travail.

Premièrement, ne jamais, jamais, jamais avoir d'aventures sentimentales avec un de ses collègues. Qui dit aventure dit brièveté, indifférence, lassitude, rupture, ennui, dégoût, haine, envie de meurtre ; les relations de bureau sont suffisamment tordues comme ça pour en rajouter !

Deuxièmement, fuir piston, embauches de complaisance, missions effectuées avec des amis.Les relations professionnelles ont, comme je le soulignais à l'instant, un caractère essentiellement tordu. Les collègues, on a forcément envie à un moment ou à un autre de les étrangler, les étriper, les étrangler avec leur tripes. Que faire lorsqu'il s'agit, à la base, d'un ami, chez lequel vous avez l'habitude d'aller dîner régulièrement ?  Ben il faut se forcer ! Et attendre la fin du contrat pour reprendre des relations amicales pures et désintéressées...

Finalement, le meurtre est bien plus une valeur sûre que l'amour ou l'amitié.

Posté par canthilde à 17:54 - Tripalium - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2007

A poil et à plumes

ange00

Je viens de mettre un nouvel album photo en ligne, fruit de mes pérégrinations le nez en l'air dans notre bonne ville de Paris. Le thème en est, bien sûr, les anges (à quoi vous vous attendiez en lisant le titre de cette note ?!).

Vous y reconnaîtrez sûrement quelques anges célèbres. J'ai effectué un classement grossier en quatre catégories :

  • Les anges en vitrine : les magasins adorent exposer les petits angelots (photos 1 à 13).
  • Les anges en déco : à la recherche d'un battement d'ailes fortuit dans les motifs architecturaux (photos 14 à 23).
  • Statues angéliques : fontaines et tombes s'ornent souvent de majestueuses créatures (photos 24 à 39).
  • Les murs ont des ailes : des dessins muraux qui nous font entrevoir le ciel (photos 40 et 41).

Si vous croisez des anges sur votre chemin, n'hésitez pas à m'envoyer vos clichés qui trouveront une place dans cette modeste collection !

Posté par canthilde à 18:13 - Ma vie virtuelle - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

Ah, Tosca !

La semaine dernière, a eu lieu une grande première : je suis allée à l'opéra !

Rien ne m'y prédisposait. Ma famille manifestait un goût prononcé pour la variété française, moi-même n'apprécie rien tant qu'un bon groupe punk à hurleuses. Le prix, évidemment, constitue un frein puissant. Me voici donc telle Cendrillon, catapultée dans le grand monde grâce à l'amouuur.

Je n'étais jamais entrée à l'intérieur de l'opéra Bastille et j'ai été impressionnée par son architecture, grandiose et moderne. Nos places d'abonnés nous permettaient bien de voir la scène, même s'il m'aurait fallu des petites jumelles pour bien distinguer les chanteurs.

Et quels chanteurs ! Une seule voix féminine dans les rôles principaux, celle de l'héroïne, la Tosca. Tous avaient une voix magnifique, déployaient leurs effets sans effort apparent, dans des conditions sonores optimales. "Ils n'ont pas de micro, hein ?", ai-je demandé à Quintilien, provoquant son hilarité.

Le public était d'une autre classe que nous, au sens social, uniquement. Ca se la pétait à mort pendant les entractes avec ses smokings et ses robes élégantes, sous les brushing impeccables... On a beau savoir qu'elles existent, ça fait un choc de se trouver nez à nez avec ce genre de personnes.

Une nouvelle chose que je fais pour la première fois avec mon cher et tendre, après les promenades en montagne, les grenades juteuses, les vraies glaces italiennes, les tendres regards échangés entre amoureux...

Posté par canthilde à 21:58 - Musiques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7  8  9   Page suivante »