11 novembre 2009
Perpétue
Jeudi soir, je rentrais par le métro avec une collègue lorsque je suis tombée nez à nez avec Perpétue dans le métro. Sans réfléchir, je suis allée vers elle avec un grand sourire et lui ai fait deux bises, malgré sa réticence palpable.
Une fois de plus, je croisais une ancienne collègue d'une grosse boîte de sondages qui m'avait employée il y a quatre ans. Ce n'est vraiment qu'avec celle-là que j'ai revu par hasard autant de monde, dans les lieux les plus inattendus. Difficile de croire qu'en allant à Bordeaux, il y a deux ans, assister à un match de rugby pour des raisons professionnelles (il y a au moins deux intrus dans cette phrase), j'étais tombée sur le mec le plus sexy du plateau ! Et pourtant... Il m'avait tout de suite reconnue, il était venu vers moi. Les mecs sexy adorent venir me parler ; c'est le grand drame de ma vie.
Là, pour Perpétue, j'avais un doute, comme la dernière fois. Oui, j'avais déjà aperçu Perpétue une fois dans la rue. Comme jeudi dernier, elle attendait patiemment quelqu'un et n'avait pas semblé s'apercevoir de ma présence, que je n'avais pas signalée. Je lui en voulais encore, à l'époque. Sur le plateau, elle m'avait bien proprement snobée avec ses copines, au point où j'avais eu l'impression de revivre certains épisodes fâcheux du collège. J'avais soupçonné qu'elle m'avait vue mais avait fait comme si de rien n'était, ce qui m'arrangeait. Alors que là, j'étais contente de la voir, toujours aussi belle et top fashion, un peu vieillie mais le contraire aurait été étonnant.
Je crois bien que je l'ai démoralisée pour le reste de l'année.
- Comment vas-tu, Perpétue ? J'espère que tu n'es plus chez LaBoîte !
- En fait, si.
- Non, pas possible ! Mais ça fait quatre ans que tu y travailles !
- ... Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?
- Oh, eh bien je suis devenue [nom du métier qu'elle ambitionnait d'exercer, sans avoir les diplômes correspondants, ni l'expérience requise], voici d'ailleurs une collègue de l'Ecole, on a passé une super année à suivre des cours et maintenant on est de retour sur nos postes !
- Ah, c'est bien...
S'est ensuivie une discussion poussive, tandis que ma pauvre collègue lorgnait avec envie les métros qui se succédaient. L'ancien plateau avait fermé, la Boîte en avait profité pour se débarrasser d'un certain nombre de personnes, gardant les autres au niveau du siège. Une partie était actuellement aux Prud'hommes pour requalifier leur contrat en CDI (le charme de la Boîte tenait au caractère imprévisible de l'activité, avec des contrats allant de deux heures à une semaine). Je plaignais Perpétue de tout coeur d'être restée là-bas, tout en me disant qu'avec un peu de volonté, elle aurait pu faire autre chose. Le discours facile, horrible, je sais mais au moins changer de boîte, ou en faire plusieurs en même temps, histoire de varier les plaisirs de la vacataire au téléphone... Mais le caractère nonchalant de Perpétue supportait bien de faire du sur place ; elle avait son salaire, son appartement au loyer modique et, visiblement, pouvait s'offrir les accessoires dernier cri nécessaires à son standing. Elle n'avait pas changé.
06 août 2009
Parenthèse montagnarde
Trois filles et un chapeau, lâchées dans la ville de Grenoble deux jours en juillet. J'avais décidé d'en profiter le plus possible, l'esprit détendu, de faire ma fofolle, comme je sais si bien le faire.

Ca faisait des semaines que je déprimais à l'idée du retour, de la fin de cette année particulière. Je n'étais pas sûre de retrouver de sitôt une telle ambiance, des amies.

Un gentil jeune homme me rassurait : "Mais si, tout va bien se passer !" Comme si je ne savais pas comment les choses se passent à Paris, la plupart du temps... D'ailleurs, il se fourvoyait sur plusieurs points, dont notre ami commun. Il s'imaginait que je savais tout de lui ; je n'avais même pas son numéro.

Tandis que je m'empiffrais de tapas, de glaces et de cocktails tellement rafraîchissants, j'imaginais ma vie à Grenoble lorsque, ayant perdu de vue toutes mes connaissances, j'accepterais sans sourciller un poste à l'autre bout de la France, où je ne connaîtrais personne. J'aurais un jardin, je ferais de la randonnée, assez vieille pour ne plus m'inquiéter de rien.
10 juillet 2009
Milano, Milano

Des tramways au charme désuet.

Un petit air d'Italie.

Une fontaine surprenante dans une cour.

Les flèches du Duomo.

La Scala, seulement visitée en tant que touriste du musée.

19 juin 2009
Changements
Sans trouver les mots à mettre dessus.
20 décembre 2008
Vous aussi, rejoignez le FLPNB !
Il est temps de réagir face au fléau qui s'abat sur nos villes !
Dans tous les quartiers, quasiment toutes les rues, un traitement intolérable est réservé à des créatures inoffensives.
Coupées de leur milieu naturel, elles sont suspendues et laissées désarmées face à la fureur des éléments, pendant l'une des périodes les plus cruelles de l'année.
Tandis que les familles à la conscience tranquilles se réunissent pour festoyer, ils restent là, dehors, à pendouiller bêtement.
Cette situation est inacceptable, aussi bien au niveau du bon goût que du respect dû à toutes les êtres vivants de notre planète. Cela vous choque, vous aussi ?
Rejoignez donc le Front de Libération des Pères Noël de Balcon (FLPNB) !
Des actions choc sont prévues dans les jours prochains par nos premiers membres. Nous réfléchirons ensemble à la solution la plus appropriée pour nos petits amis barbus (le relâchage dans la nature semble la solution la plus pratique, la plus humaine). Pour que plus jamais on ne voie ÇA :

Un Père Noël en fâcheuse posture Une détresse palpable
19 novembre 2008
Feuilles de rentrée
Quelle n'a pas été ma joie, en prenant possession de mon nouvel appartement, de m'apercevoir que la fenêtre offrait une vue imprenable sur un grand arbre paré de chaudes couleurs automnales ! J'ai aussitôt décidé que j'allais être bien ici.
Et tout a plutôt bien commencé. Une école aux locaux agréables, malgré les épisodes traumatisants de l'an dernier ayant décidé de mon admission, des camarades motivées, une grande ville très belle offrant de multiples occasion de sorties gastronomiques culturelles. La moindre d'entre elles n'était pas... le festival de feuilles mortes !



Il y en a des tonnes sur le trottoir. C'est un vrai plaisir de sauter dedans jusqu'aux genoux ! En évitant de les disperser tout de même car elles sont consciencieusement recyclées par la mairie.


Jaunes, oranges, dorés se marient à merveille avec les bâtiments. L'architecture la plus banale en devient toute pimpante. Les quartiers touristiques sont à couper le souffle. Finalement, mon expatriation se révèle beaucoup moins pénible que prévu. Paris me manque moins que certain parisien.
31 août 2007
Un endroit à part

Lourdes, un véritable paradis... pour une certaine catégorie de personnes.

Je prends, je prends pas ? Le spectacle, des plus banals une fois sur place, a quelque chose de révoltant la première fois qu'on tombe dessus : les malades défilant en troupeaux vers la fameuse grotte. Essayant d'être aussi discrète que possible avec mon appareil, je me suis aperçue que tous mes "sujets" fixaient l'objectif... et j'ai eu honte.

La foi, ça se monnaie.

Et parfois, même, ça se pèse au kilo (jusqu'à 50 !)






