27 août 2009
Une semaine dans les alpages

Une vision céleste, surtout quand la gourde est vide.
Ca n'a l'air de rien comme ça, vous ne voyez pas les 300 mètres de dénivelé à pic dans la forêt pour y arriver !

La vue à l'heure de l'apéro.

Les vaches sont des animaux solidaires : tu me chasses les mouches du museau avec ta queue, je te gratte le dos avec ma corne (et réciproquement).

Petit problème au milieu du chemin.

Gros problème au milieu du chemin.

Un lac, un glacier, des reflets...

La vaste plaine du Clou.

Arc-en-ciel sur le Mont Pourri.
15 mars 2008
C'est le printemps

Le pamplemoussier fait sa poussée annuelle !
10 septembre 2007
Bestiaire estival

Je suppose que vous mourez d'envie d'avoir les solutions au jeu du bestiaire ? Voilà donc pour la "truitasse velue" ! J'ai été cruelle de ne garder qu'un petit bout de la bête dans l'échantillon mais la queue me semblait trop parlante à mon goût... Personne pour penser à un bel ours polaire, en tout cas.


Un chat dans le poulailler ? Elles ne devaient pas en mener large, les bestioles. Le chien avant qu'il ne se jette dans l'eau vert émeraude d'un petit lac entouré de montagnes grandioses.


Et une bonne réponse pour Cappuccino avec la marmotte ! Et deux délires de shootés avec le lapin censé être une vache (bon, je vous l'accorde, ce détail était troublant).


La route dans les Pyrénées était parfois très encombrée (pfff, au moins, en ville, les voitures ne se retournent pas dédaigneusement pour uriner à grands jets devant vos roues). Et une bonne réponse avec le cheval pour Emelire (plus mitigée pour Cappuccino qui a parlé de "poney", soyons précis dans les termes !).

Encore un superbe et fier mouton noir comme je les aime.
J'ai du mal à désigner un gagnant, vous avez tellement bien joué tous les deux ! En guise de récompense, vous pouvez me poser la question que vous voulez, même la plus farfelue.
01 septembre 2007
Jeu du bestiaire
Ce ne sont pas les jolies bêtes poilues qui manquent dans les Pyrénées. Certains détails sont insolites. Saurez-vous retrouver de quels animaux il s'agit ?




30 août 2007
Eloge du mouton noir

"Expression familière qualifiant une personne dont l'attitude est différente de celle des autres membres du groupe auquel elle appartient." (c'est là qu'on le dit)
Telle est donc l'opinion commune sur le fuligineux ovidé hantant certaines prairies.
Et pourtant, quoi de plus joli que cette sombre tâche laineuse surgissant au milieu de ses blanches voisines ? Loin de déparer, le mouton noir apparaît comme la touche finale à un troupeau de bétail. N'ayons pas peur des mots, c'est le grain de beauté de l'alpage.
Loin de subir l'ostracisme de ses congénères, il broute paisiblement en leur compagnie, son bêlement mélodieux se mêlant à celui des autres en une parfaite harmonie. Chez les moutons, manifestement, la différence ne constitue pas un problème.
13 juillet 2007
Euthanasie d'un avocatier
Déjà un an que je le chouchoute, et pour quel résultat ? Je n'ai jamais vu une plante aussi moche !
Au lieu de développer des feuilles, des branches, puis de nouvelles feuilles, il se contente de pousser en hauteur, de perdre ses quatre-six feuilles, puis d'en faire pousser quatre-six autres. Résultat : il a toujours l'air d'un plumeau miteux.
Alors, je vous préviens, je vais m'en débarrasser. Une plante d'intérieur, à mon sens, n'a qu'une fonction décorative, et là ce pauvre avocatier en est très loin.
Si quelqu'un veut adopter la vilaine chose, je lui céderai avec gratitude.
30 avril 2007
Chlorotactile

Nous nous promenons au milieu des serres de Saint Denis, ouvertes deux jours par an à l'occasion de la fête des tulipes. Guère de tulipes, cette année. La canicule d'avril a quelque peu accéléré leur floraison et leur flétrissement subséquent. Heureusement, les serres nous promettent découvertes botaniques variées et abri contre le traditionnel orage de fin de journée.
Je prends consciencieusement en photo l'étiquette des plantes qui me plaisent bien, pour recherche ultérieure. Fleurs spectaculaires ou feuilles discrètes, elles jouent chacune sur un tableau différent. Faisant le tour d'une installation pour atteindre certains spécimens attirants, je caresse nonchalamment du bout du doigt quelques pousses vertes d'aspect banal... et sursaute. Elle a bougé ! Je touche à nouveau la plante ; elle replie aussitôt ses fines extrémités, comme un store. Le mouvement se propage à toutes les parties de la plante !
Un jardinier arrive à point nommé pour me donner quelques précisions. Je viens de faire connaissance avec le mimosa sensitif. D'après lui, il s'agit d'un système de défense, comparable à celui d'un animal. Il développe sa conception de la nature, selon laquelle les plantes ont un système nerveux, une intelligence. La preuve, poursuit-il, une plante va s'épanouir si on lui met de la musique douce, et dépérir si elle est agressée par de la musique de sauvages.
Et voilà ! Je sais désormais que c'est de ma faute si la plupart de mes plantes meurent tôt ou tard chez moi, elles ne supportent pas l'ambiance sonore. Merde alors ! Je veux bien croire que Disturbed ou Ministry puissent perturber la croissance d'un malheureux croton, mais j'alterne avec Lisa Gerrard, quand même ! Ne me reste plus qu'à trouver une indie plante qui aura des goûts un peu plus audacieux...
06 avril 2007
Reprise printanière
Incroyable, le pamplemoussier se réveille !
Cette petite plante a germé lors d'un coup de chaud en automne, elle a fait ses trois feuilles puis est entrée en hibernation. Depuis six mois, elle est toujours aussi petite, toujours aussi verte et boit à peine.
Il y a trois jours, est apparue une nouvelle pousse. Ca sent décidément le printemps.
Je vais essayer d'en prendre soin car c'est la plante qui me tenait le plus à coeur quand j'ai commencé mes semailles en dilettante. L'idéal étant, bien sûr, de déménager dans un vaste appartement lumineux, mais ce n'est pas encore à l'ordre du jour...
28 mars 2007
Chats de cimetières
Les cimetières sont des endroits vivants, cela se voit tout de suite. Qui sont leurs habitants ? Les touristes étrangers et les vampires, bien entendu, les premiers y trouvant leur content de tombes de gens célèbres, les seconds un abri pratique à leur goût dans les nombreuses petites cryptes de style gothique. Mais il y a d'autres créatures peuplant les cimetières...
Des ombres furtives glissent entre les tombes lorsque vous vous promenez. Il vous semble avoir aperçu l'éclat d'une fourrure là-bas, au bout de l'allée, mais votre imagination vous joue sûrement des tours, ou alors c'est un fantôme...
Soudain, une paire d'yeux jaunes vous fixe depuis une dalle. Vous dérangez, c'est manifeste. Deux autres paires d'yeux apparaissant sur la dalle d'à côté. Une meute de gros chats tigrés fait la sieste au soleil.
Ces chats-là ont tout du tigre, depuis la fourrure aux larges rayures fauves jusqu'à la tranquille assurance avec laquelle ils trônent sur leur territoire, vous fixant avec applomb jusqu'à ce que vous ayiez tourné au coin du sentier.
Ce ne sont pas des chats-chats à sa mémère, qui se vautrent sur des coussins en attendant que leur Ronron leur soit servi dans une gamelle. On les imagine très bien s'attaquant à des rats deux fois plus gros qu'eux, et exhibant les cicarices ramenées de la chasse d'un air goguenard.
Un pas de plus, et la meute s'éparpille le temps d'un battement de cils, disparaissant dans les ombres entre les tombes. Des yeux jaunes vous épient le temps que vous tourniez les talons.
04 décembre 2006
Les plantes contre-attaquent
Bilan botanique de cette fin 2006
Plantes toujours en vie :
- un avocatier (40 cm, 12 feuilles)
- un croton (10 cm comme depuis son achat il y a six mois, une dizaine de feuilles, dont trois nouvelles cet été, et au moins la moitié d'origine de tombées)
- un pamplemoussier (5 cm, 3 feuilles, comme depuis la semaine où il a germé en un temps éclair, il y a trois mois, et depuis plus rien...).
Nécrologie :
- le tradescantia bouturé sur celui de Quintilien, qui a lamentablement pourri au bout d'un mois, alors que le sien a explosé en de multiples pousses tombantes du plus bel effet. C'est pas juste, lui il a un vrai appartement avec une grande vitre, ses plantes poussent même quand il ne s'en occupe pas !
- mon premier essai de semis de pamplemoussier : bien parti au printemps, il a apparemment souffert pendant un week-end de canicule et s'est flétri, alors qu'il avait bien commencé à développer ses six premières feuilles et prenait de la hauteur.
En fait, je n'y comprends toujours rien aux plantes. Celles dont je m'occupe, sans les noyer par trop d'arrosage, me narguent en crevant sous mes yeux. Celles que je néglige effrontément prospèrent dans leur pot tout sec et trop petit... Prenons par exemple ce fameux avocatier. Je suis partie trois semaines cet été, en le mettant dans une bassine accompagné d'une bouteille d'eau percée qui n'a jamais émis la moindre goutte. Je pensais retrouver une tige racornie, car la plante n'avait que quelques petites feuilles qui pointaient timidement. J'ai retrouvé ça :

Il n'y a vraiment aucune justice en ce bas-monde pour les pamplemoussiers, une bien plus jolie plante, pourtant, que je désespère de voir s'épanouir un jour sous mon toit ingrat.






