23 novembre 2009
Niort : mais qu'ont-ils fait ?
Quand on descend du train à Niort, on rejoint en dix minutes à pied le lieu central de la ville : la bonne plaplace à mémères de la Brèche, celle où j'ai attendu des heures durant mon car du soir sous une petite bruine hivernale, celle où ma mère excédée me lâchait avec ma copine Totolle, le samedi après-midi, sans se douter qu'on allait s'empresser de reluquer les disquaires tatoués, en hésitant à investir notre argent de poche économisé sous à sous depuis des mois entre une cassette de Guns N' Roses et une de Patrick Bruel... Mais quelle était cette étrange construction qui s'offrait à mon regard ?

Las ! La ville s'était manifestement mise au design urbain pompeux, à mille lieux de ses maisons calcaires, certes bien rectilignes mais non dénuées de charme. Une bonne partie du parking principal avait disparu danc ce projet pharaonique, avec ses bois exotiques et ses grandes herbes qui n'appartenaient en rien à la flore locale, censé abriter à terme dans ses souterrains un cinéma multiplexe vouant à la perte le pauvre Rex.


Le visage de la rue Ricard n'avait, lui, pas trop changé...

... de même que la jolie friche industrielle pleine de charme devant laquelle je passais pour me rendre chez mes grands-parents.

Le quai de la Regratterie évoquait déjà les paysages du marais et j'ai songé que la vie devait y être douce, entre deux inondations.

Bien sûr, je détestais cette ville à l'adolescence et j'ai été ravie de la quitter mais mon goût naissant pour la photographie n'aurait pas du me laisser indifférente à ses détails pitoresques. Je ne cracherais pas sur une résidence secondaire au bord de la Sèvre, à mon âge avancé.


21 juin 2009
Série Mains
... de gens que j'aime bien.



26 mai 2009
Série minimaliste









