21 juin 2009
Série Mains
... de gens que j'aime bien.



20 juin 2009
Belone Quartet - 1802

Ai-je déjà dit que j'adorais le dernier album de Belone Quartet ? Ben non, je me suis contentée de l'annoncer il y a plusieurs mois. Depuis, je l'ai écouté environs 216,5 fois, je suis donc en mesure d'en dire beaucoup plus.
J'avais beaucoup aimé la pop bien calibrée des Prémices de la béatitude naissent de l'amertume. Pour 1802, j'ai d'abord rechigné devant le son plus dur. On bascule dans l'électro et les rythmes artificiels, sans retrouver le même esprit. Le déclic s'est produit quand je me suis aperçue que j'appréciais les onomatopées de la voix la plus grave, qui provoquent un effet lancinant sur une partie des titres. Et puis l'écriture des chansons est toujours là, ça tient la route tout en gardant un ton expérimental.
Le groupe a donc su évoluer, s'éloignant du pop rock plus consensuel des débuts. Ce qui est bon signe, pour un troisième album, et me donne envie de suivre sa carrière. Je regrette maintenant d'avoir manqué le concert du mois dernier mais parfois, vraiment, il y a trop de choses en même temps...
1. Even If The Fields, The Rivers And The Places
2. Bad Winter Nights
3. The Sleeper
4. The Way I Want To Die
5. 1802
6. All The Beauties
7. The Cure
8. O'Anna
9. I Send You Some Flowers
10. Tidal Wave
11. When You'Ll Turn Old
12. Time
13. To Her Soul
19 juin 2009
Changements
Sans trouver les mots à mettre dessus.
26 mai 2009
Série minimaliste




02 mai 2009
Ponyo sur la falaise
Malgré son aspect très enfantin (charmant, au demeurant), le dernier dessin animé de Miyazaki au sein des studios Ghibli renvoie à des thèmes suffisamment graves pour m'avoir profondément émue. Le torrent de larmes n'était quand même pas au rendez-vous mais la gorge serrée était bien là... avant que la séance ne se transforme en karaoké avec mes fofolles de compagnes.
Deux scènes m'ont particulièrement frappée.

La petite fille courant sur les vagues, volant littéralement vers son bien-aimé. Quelle représentation plus parfaite de l'amour, dans sa manifestation la plus pure et la plus sincère ? Aimer quelqu'un, le lui dire, se délecter de sa compagnie. Et non ces pénibles chassés-croisés quand la force des sentiments nous effraie, non là je ne lui sourirai pas, je n'irai pas vers lui sinon il saura que je suis accro...

Dans le tunnel, quand Ponyo et Sosuke affrontent leur "mise à l'épreuve". Elle reprend progressivement sa forme poissonnesque, redevient moins jolie et vacille sur ses membres bizarres... Il la porte, se précipite vers la mer pour la remettre dans le seau avant qu'il ne soit trop tard. Accepter quelqu'un comme il est, être attentif aux moments où il faiblit, respecter sa nature au lieu de se moquer de ses particularités.
Une adaptation pleine de vie d'un conte morbide bien connu, avec message écolo en prime, où des vieilles dames tiennent un rôle non négligeable, à l'instar du Château ambulant et où la mer baigne poétiquement des paysages languides, comme dans Le Voyage de Chihiro.
29 avril 2009
Pause ?

Janvier 2009 Avril 2009
Je ne sais pas si cela vaut la peine de continuer à tenir ce blog.
A bien des égards, ce type de "journal extime" ne revêt un intérêt pour la personne qui le tient que dans la mesure où elle ressent quelque manque dans sa vie quotidienne.
La vie repart, laissant de côté l'envie de noter événements et réflexions qu'on portait au regard extérieur pour se donner l'illusion de partager quelque chose.
Ajout du 1er mai 2009 :
Non, pas une pause, un réaménagement complet ! Je commence dès à présent à supprimer des notes, à réorganiser les catégories. Ce blog devrait avoir sous peu un nouveau visage.
08 mars 2009
Google se fout de ma g...
Il y a quelques jours, donc un peu avant le 8 mars, journée consacrée aux droits des femmes, j'ai remarqué l'onglet suivant sur mon agrégateur de liens "igoogle" :

Craignant le pire, j'ai cliqué pour voir de quoi il s'agissait. Je n'ai pas été déçue.
Une fois de plus, en tant que femme, je suis ramenée au rose bonbon, à la mode, à la culture "torchons" (les people, l'horoscope, la cuisine), sans oublier la sacro-sainte grossesse, ma principale mission en ce bas monde. Mais rien sur le sexe, mon unique outil pour parvenir à cet état de plénitude et d'accomplissement personnel, c'est très décevant !
Après le classement des blogs féminins par Elle, proposant les mêmes catégories débilitantes, on peut dire qu'on assiste à un beau retour en arrière. Trouvez un média pour vous exprimer librement, vous pouvez être sûres qu'on cherchera à vous remettre à votre place !
19 février 2009
Pour des blogs non repérables
Une forme de récupération de la blogosphère par le marketing me tracasse, depuis plusieurs mois. Je ne parle pas ici des pubs qui s'affichent malencontreusement en bandeau, c'est le prix de la gratuité, qu'on apprend à ignorer. Non, là, je parle bien des contenus. Guidés, orientés, contaminés (classés, récompensés, recensés).
Ca a commencé avec mon blog littéraire. Mon blog "my life", tout le monde s'en fout, il n'y a rien à récupérer dedans. Mes critiques de lecture, par contre, intéressent au premier chef le monde de l'édition. Les appels du pied n'ont pas tardé. C'est parfois l'appel à l'aide, assez pitoyable, d'un écrivain incompris :
"Je suis le modeste auteur d'un roman sur les femmes/la guerre/l'amour/la maladie [cocher une à plusieurs réponses] mais la malchance me poursuit, les méchantes maisons d'édition ne veulent pas de moi. Venez donc voir mon site où j'en parle, n'hésitez pas à faire de la pub autour de vous !"
Et, de plus en plus souvent, des opérations lancées par des sites fédérant des lecteurs ou des librairies, associés à des maisons d'édition, qui se proposent généreusement de m'envoyer des livres gratuitement en échange d'une critique, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Rien n'est gratuit, il ne faut jamais l'oublier ! Je ne vois derrière ces démarches qu'une opération marketing visant à exploiter le média Internet et ses possibilités de "réseau" comme un autre, l'avantage pour elles, et le grand effet pervers pour les utilisateurs, étant que des critiques amateurs produisent bénévolement des publicités qui vont bel et bien alimenter le commerce de la librairie !
Ce que j'ai apprécié dans les blogs littéraire, au début, c'était justement l'indépendance d'esprit de leurs tenancières. Elles n'avaient pas toujours des goûts intéressants, n'exprimaient pas parfaitement leurs préférences pour tel ou tel livre, mais le choix et le ton adopté différaient grandement de ceux des critiques professionnels. J'avais le plaisir de découvrir des auteurs qui m'étaient complètement inconnus, présentés avec passion, humour et désintéressement. Las ! Avec des opérations telles que "Masse critique" de Babelio ou les envois isolés de Chez les filles, on retrouve les mêmes livres partout. Les lectrices sont enchantées de recevoir gratuitement des livres, elles disent même merci et critiquent, parfois méchamment, comme on leur a dit de le faire, ne se rendant pas compte qu'elles participent à l'uniformisation des contenus sur la blogosphère. Tel est du moins le point de vue que j'ai exprimé à une gentille envoyée d'une maison d'édition, cet été, pour me voir répondre que j'étais "à côté de la plaque". Parano, l'Hermentrude ? Pas si sûr...
Dans le Livres Hebdo n°750 du 17 octobre 2008, p.56, on trouve un court entretien avec Marie-Claude Avignon, auteure de Le Service de presse : missions & stratégies, Editions du Cercle de la Librairie, 2008. Cet ouvrage est un manuel pratique du métier d'attaché de presse, expliquant comment se constituer un fichier et l'organiser, comment rédiger un communiqué ou faire des relances et contenant des réflexions sur les évolutions de cette profession. L'importance des relations humaines est pointée, dans un contexte où la fonction du service de presse est définie par les exigences accrues de rentabilité des entreprises, notamment du secteur de l'édition. Le but est d'obtenir un article, auprès de journalistes ou critiques professionnels, mais on peut voir qu'aucune distinction n'est maintenant faite entre un écrit de professionnel et celui d'un amateur bloggeur :
Q (Anne-Marie Walter) : Quel est le plus grand bouleversement du métier ?
R : Sans aucun doute, le développement des sites et blogs qui sont devenus de véritables plates-formes d'audience et qui risquent de faire de l'ombre aux médias classiques. Pourtant, c'est plus souvent le marketing qui s'empare des blogueurs. L'attaché de presse doit aller vers les internautes influents, du médiatique Pierre Assouline aux blogs de particuliers passionnés de littérature, comme celui de Clara Bel, clairement repéré, celui de Valdebaz ou encore les Jardins d'Hélène... A très court terme, un fichier presse se jugera autant sur ses contacts presse que sur ses contacts web et leurs audiences.
Des blogs "repérés", c'est ce qu'on dit d'un public à cibler pour une publicité, non ? Je ne pense pas que mon blog soit repérable et je m'en félicite. De plus en plus, je me rends compte que je clique plus volontiers sur l'adresse d'un blog littéraire dont j'ignore à l'avance le contenu (Classique ? Space opera en dix volumes ? Manga ? Que va-t-elle bien pouvoir nous dégoter cette fois-là ?), que sur celle d'un blog qui a toutes les chances de tomber sous le charme de l'envoi gratuit d'un roman dont elle n'aurait même pas envisagé l'emprunt, et dont toutes les copines figurant dans ses liens vont emboîter le pas dans les jours qui suivront.
Dans le même numéro, voici le plan de lancement d'un roman :

On crée du "buzz", de la prédiction auto-réalisatrice... Et dans un autre numéro (n° 758, p. 83), un procédé très particulier :
Les blogs dont le contenu est ainsi exploité ont-ils été prévenus ? On voit bien que l'utilisation des blogs et forums est froidement considérée comme une technique marketing comme une autre, jouant sur l'émotion, la proximité d'une lectrice "comme les autres".
J'en viens à me demander la part de "faux blogs" sur le net, plus exactement la part des blogs faussement amateurs. Qu'est-ce qui empêche un service marketing quelconque d'employer du personnel à l'écriture de billets en apparence enjoués, innocents et spontanés ? Sans aller jusque là, sur quoi repose la valeur d'un classement des blogs par spécialités, sinon sur les capacités de "réseautage" des personnes qui les tiennent ? Parce qu'il y a quand même un bon nombre d'abonnées à la chick lit sur une liste telle que le classement Wikio des blogs littéraires...
De même, j'apprécie moyennement l'utilisation des blogs pour des jeux concours permettant de faire gagner des livres. Tout le monde a l'air de bien s'amuser, la blogueuse peut se flatter de son influence monnayable qui lui vaut d'être remarquée par une entreprise. Mais tout ça prend du temps, celui du choix personnel, hasardeux d'une lecture n'attirant pas forcément le plus grand nombre ; le temps de cliquer sur une note pour les habituées du blog, d'en prendre connaissance ; de réfléchir à l'opération, éventuellement d'y participer, puis de recevoir en retour des livres qu'elles liront et critiqueront à la place d'autres, dont personne ne parlera, du coup... Le choix a été influencé, tout le monde est content, sauf moi, qui râle dans mon coin ! ;-) Dans quelques semaines, je tomberai partout sur les mêmes critiques de livres, avec des "merci !" dans tous les coins, et j'aurai l'impression désagréable d'ouvrir un magazine littéraire en période de rentrée, ce que je voulais justement éviter en me fiant aux blogs pour mes idées de futures lectures. C'est à une récupération pure et simple qu'on assiste, en perdant complètement l'esprit initial, comme le montre la tournure curieuse prise par la Pat's Fantasy Hotlist : il faut chercher les critiques de lecture personnelles au moment des jeux et buzzs en tous genres.
Qu'en pensez-vous ? Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de créer un logo à afficher sur son blog, du style "Marketing pas le bienvenu", pour dissuader éditeurs et auteurs de nous relancer jusque sur nos mails ?
Je ne suis pas repérable et je vous emmerde !
Billets récents sur des thèmes proches, notamment sur la récupération des billets de blogs sur les quatrièmes de couvertures des livres en librairie :
http://pagesperso-orange.fr/calounet/humeurs3.htm
qui parle de :
http://blongre.hautetfort.com/archive/2009/02/17/plagiaires-silencieux.html
15 février 2009
Le nouveau Belone Quartet à découvrir !

Sur le site du groupe, à raison d'une vidéo par jour : allez donc voir par là.
Tout ça me semble très prometteur ! Leur nouvel album s'intitule 1802 et sera en vente sous peu (il semble qu'on puisse déjà l'acheter directement sur le site).
06 février 2009
Un cerveau plafonné
Réflexion du jour (du mois) : le plafond de verre. Mon métier est parlant à cet égard : féminisé à 90% (bon, je n'ai pas les chiffres là tout de suite, mais l'idée est là), on ne rencontre pourtant en haut de la hiérarchie que des vieux croûtons en costards, l'air assez contents d'eux-mêmes.
Ce qu'on désigne par l'expression "plafond de verre", ce n'est pas forcément une tactique délibérée pour exclure les femmes des postes à responsabilité. Les choses sont tellement plus retorses que ça ! Entre deux postes, les femmes elles-mêmes ne vont pas forcément préférer le plus haut placé. Elles n'oseront pas candidater, craidront le caractère trop gestionnaire des fonctions de direction, se réfugieront derrière leur "amour du métier", davantage au contact de l'usine elle-même que les bureaux de la direction... J'en sais quelque chose, c'est le choix que j'ai fait.
J'aurais pu être Serpentarde. En théorie. Rien ne dit que j'aurais été prise. Déjà que je suis devenue Serdaigle de justesse... A parcourir les dossiers, je n'imaginais pas un instant être crédible en tant que Serpentarde. La seule pensée des entretiens de recrutement me terrifiait. J'en connaissais la teneur, je savais que je n'avais pas le niveau. Pourtant, ces deux catégories recrutent au même niveau de diplôme, on pourrait penser que les chances de rentrer à l'une ou l'autre sont assez proches. D'autant que, statistiquement, il y a beaucoup plus de Serpentards que de Serdaigles en France.
Les formateurs nous ont confié à quel point notre promotion représentait un cas caricatural. Les hommes y sont en proportion ridicule, alors qu'ils constituent plus de la moitié de celle des Serpentards. Nous sommes la représentation vivante du plafond de verre. Les choses se sont faites sans violence, en apparence, et pourtant le résultat est sans appel. Tout ça me rappelle les cohortes massives de jeunes filles en fleurs s'inscrivant en sciences humaines après leur bac. Six, sept ans plus tard, au niveau doctorat, ne traînent plus dans les couloirs que quelques petits péteux arrivistes. Les jeunes femmes n'ont pas été attirées par la carrière universitaire ; les jeux académiques leur ont semblé ridicules, assez infantiles pour tout dire, ou bien le niveau exigé leur a semblé insurmontable. La lecture des thèses de certains jeunes chercheurs aux dents longues est pourtant fort distrayante, ou déprimante, si l'on songe aux nombres d'années de formation de ces tâcherons de l'université. Là aussi, c'est le choix que j'ai fait.







