Canthilde

Humeurs, musique, images et... horticulture

10 mai 2008

Pirouette conversationnelle

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C'est le 8 mai, il fait beau, la copine est partante pour aller faire un tour, le copain piaffe d'impatience à l'idée de sortir l'appareil photo... C'est tout vu, on va se balader au parc ! Une fois rassasiées de verdure, nous songeons sérieusement à nous désaltérer. Etant le 8 mai, donc, seul le bistrot près de la station est ouvert.

Une fois nos bières respectives commandées, la copine ajoute, comme à son habitude : "Et quelques petites cacahuètes, aussi, pour grignoter." Le serveur refuse, un peu embêté. Comme nos mines laissent supposer que nous trouvons la maison un peu radine pour le coup, il fait remarquer : "De toute façon, les cacahuètes, ça  fait grossir !"

Sous le coup de l'indignation, je cherche un truc intelligent à dire, seul : "Grmbl !" me vient à l'esprit. Et, aussitôt après, la réplique qui tue : "La bière aussi !", qui a au moins le mérite de faire rire tout le monde.

Un petit moment plus tard, le serveur, se sentant un peu coupable, revient nous donner quelques explications sur la politique de la maison. Le stock de cacahuètes n'avait pas été renouvelé, selon lui. Il conclut en lorgnant ma copine et moi : "Quoi qu'il en soit, vous avez de la marge !"

Non mais de quoi je me mêle ! J'ai été enchantée, c'est rien de le dire que, non content d'assurer un service limite, il se permette de faire des remarques, même positives, sur notre apparence physique...

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07 mai 2008

Classe et nonchalance

Tindersticks

Lorsque je me suis rendue au concert des Breeders, le mois dernier, j'ai du braver la forêt de distributeurs de tracts qui se pressent aux abords des salles de concert. Derniers albums des groupes djeuns du moment ? Sans façon. Concert des Tindersticks ? Je prends !

Lundi soir, j'ai donc pu découvrir la magnifique, quoique légèrement clinquante sur les bords, salle des Folies Bergères. Les lumières se sont éteintes juste au moment où mon compagnon et moi (oui, vous avez bien lu, j'ai réussi à venir accompagnée à un concert !) prenions place sur notre rangée haut placée, ayant tout juste eu le temps d'entrevoir le cadre élégant.

Sara Lowes a aussitôt ouvert le bal pour une première partie timide mais courageuse, devant une salle aux trois-quarts vide ; les fans des dandys anglais ont préféré attendre le dernier moment pour entrer... D'accord, les premières parties sont un mauvais moment à passer pour le public, il m'est souvent arrivé de bailler à ces moments-là, mais la moindre des choses est d'écouter, au moins pour se faire une idée. Or cette chanteuse avait une très jolie voix et se débrouillait bien toute seule entre son piano et sa guitare.

Ne restait plus qu'à attendre la jolie entrée de scène des Tindersticks, dont les musiciens sont entrés un par un, dans l'ordre des instruments joués dans l'"Intro" de The Hungry Saw. Un Stuart Staples à la silhouette juvénile, la calvitie naissante, est venu se joindre sans ostentation à l'orchestre. Et quand il a commencé à chanter... Quelle voix ! J'aurais pu l'écouter toute la nuit. En un instant, il a plongé la salle dans une torpeur extatique, suspendue à ses lèvres.

Le répertoire de ce soir a privilégié les morceaux moelleux, une bonne partie provenant des deux-trois derniers albums (que je connais moins), mais aussi de leur deuxième, mon préféré. Ils ont joué "Sleepy Song" ! J'ai été terrassée par un violent orgasme lorsque les cuivres, que je guettais depuis le début, ont retenti.

J'ai apprécié le fait qu'aucun musicien n'ait été mis davantage en l'avant que les autres, même le chanteur. Les éclairages venaient souligner opportunément le rôle de l'un ou l'autre. Il y avait les instruments rock d'un côté, guitare, basse, batterie, et l'orchestre classique de l'autre, violons, contrebasse, trompettes ; plus l'orgue, le xylophone et tous les petits instruments nécessaires au bruitage de tel ou tel titre. Bref, l'orchestre au grand complet, même si la base des musiciens du groupe a évolué depuis leurs débuts.

Deux rappels, une attitude décontractée de Stuart Staples, qui semble possédé par sa musique. Si j'avais été plus près de la scène, je leur aurais bien demandé de jouer "Let's Pretend", que j'ai régulièrement dans la tête. J'ai regretté qu'on n'ait pas eu droit à une présentation en règle de tous les musiciens, ce qui aurait pris une petite demi-heure...

Tandis que nous nous dirigions vers la sortie, mon compagnon s'est soudain écrié : "Ça y est, je crois que j'ai trouvé l'explication de sa technique vocale !"

Stuart Staples a une délicieuse voix de basse, qui "ondule" plaisamment quand il chante ; il joue à merveille de ses intonations les plus graves et les plus douces, avec des transitions toutes en douceur. Il s'agissait donc d'un vibrato.

Il y a deux façons, m'a expliqué mon compagnon, de faire des vibratos. La première consiste à faire des modulations de fréquence : "Ah-ah, ah-ah, ah-ah", soit "grave-aigu, grave-aigu..." La deuxième, concernant notre charismatique ami, consiste à faire des modulations d'amplitude, c'est-à-dire une succession d'un peu plus fort-un peu moins fort, soit "AH-ah, AH-ah, AH-ah..." A quoi ça tient, tout de même, un orgasme musical...

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06 mai 2008

Rêve d'échappée

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Depuis le week-end dernier, quelque chose d'extraordinaire s'est produit : je peux me promener dans la rue... simplement vêtue d'un t-shirt* ! Ca ne m'était pas arrivée depuis l'été dernier. Pour mémoire, l'été 2007 a eu lieu en avril, ensuite on est passé directement à l'hiver.

J'ai donc pu gambader dans la verdure, aussi légère et insouciante qu'une génisse échappée de son enclos. Et c'est vrai que je commence à me sentir enfermée. Je ne suis pas sortie de Paris depuis la fin du mois d'août. Pour tout dire, j'en ai marre de Paris, où mes conditions de vie sont franchement minables. Quel que soit le programme à la rentrée prochaine, j'ai l'intention de déménager. Mon ambition se résume à un appartement tranquille, avec mes propres toilettes (point non négociable). Je n'en reviens pas de vivre dans des conditions aussi précaires depuis quatre ans...

* Et de quelques autres vêtements, notamment pour la partie inférieure de mon corps.

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30 avril 2008

Portishead - Third

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Le dernier Portishead est tout simplement incroyable ! Noir et mélancolique, violent et tendre à la fois, il s'impose comme le meilleur album de l'année (c'est pas dur) et a de bonnes chances de le rester. On notera un sens de la rupture, du décalage, une fausse douceur vite détrompée par l'assaut d'instruments malmenés jusqu'à la dissonance.

Dès l'intro de "Silence", la batterie attaque sèchement, les guitares couinent, grincent, des sons stridents résonnent. Sur cette base apocalyptique, Beth Gibbons vient poser sa voix fragile et sensuelle à la fois. Voilà un début d'album impressionnant de brutalité. La chanson se termine d'une façon remarquablement abrupte.

On enchaîne sur le trompeusement moelleux "Hunter". La gentille ballade promise est bientôt traversée de méchants riffs de guitare, puis d'une pluie de sons électroniques. Tout un art du contraste, propre à instaurer une ambiance très particulière.

"Nylon Smile" offre cette amertume des textes de laquelle le groupe est familier, une mélopée sur un rythme hâché.

"The Ripe" démarre elle aussi comme une chanson très douce, s'emballant pour une transe électronique un peu bizarre.

"Platic" fait entendre toutes sortes de bruits étranges, en décalage complet avec les paroles sussurrées d'un ton dramatique. On pourrait penser que ça casse l'effet mais non, ça instaure juste une atmosphère très particulière.

"We Carry On" est une superbe chanson sautillante, transmettant une urgence hystérique. Difficile à décrire ! Si cette musique reflète l'état mental des membres du groupe, quelle magnifique confusion doit régner dans leurs cerveaux !

Si l'intro de "Silence" était quelque peu brutale, c'est une grosse claque qu'on reçoit en pleine figure avec celle de "Machine Gun". D'une dureté implacable, la musique rend la voix de la chanteuse encore plus fragile.

"Small" : la surprise au bout de la tristesse... Une magnifique chanson, encore très grinçante, au rythme martial, qui part en déluge sonore pendant 6 minutes 45.

Le disque s'achève avec la mélancolie langoureuse de "Threads", poussée jusqu'à des envolées rauques qui s'évanouissent au milieu de sons graves rappelant des paquebots quittant le port. Une fin proprement sublime.

  1. Silence
  2. Hunter
  3. Nylon Smile
  4. The Rip
  5. Plastic
  6. We Carry On
  7. Deep Water
  8. Machine Gun
  9. Small
  10. Magic Doors
  11. Threads

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25 avril 2008

Retour à l'école

gothic1La malédiction continue à me poursuivre. J'ai pourtant tout fait pour que ça ne se reproduise pas. J'ai été jusqu'à parler de mes opinions politiques pendant un entretien d'embauche. Rien à faire, ils voulaient me prendre à l'essai.

Mais alors, comme boulot de merde, on ne fait pas mieux : je leur donne mes disponibilités de la semaine et ils m'appellent quand il y a du boulot ! Le seul avantage, c'est que c'est à deux pas de chez moi.A part ça, je cherche... Me donner un revenu d'appoint ? Bof, un temps partiel au Smic, ça n'ira jamais bien loin. Mais ça peut me permettre de prolonger mes allocations pour 2009, ce qui cadrerait bien avec mes dernières démarches :

Retourner à l'école ! (d'où la photo des écolières gothiques japonaises, si vous vous posiez la question. Au fait, saviez-vous qu'il existait des sacs en forme de cercueil ? Bref.)

J'ai envoyé un dossier pour suivre une formation l'an prochain. Ca m'a fait tout drôle de rechercher mon relevé de notes du bac, soigneusement archivé depuis un peu plus de dix ans. J'ai halluciné en voyant les notes mirifiques obtenues dans les matières littéraires ; malheureusement, ayant préféré suivre un cursus ES, mes notes minables dans les matières principales, à savoir les sciences économiques et les maths, m'ont valu un bac obtenu certes du premier coup, mais sans mention.

Du coup, je n'ai aucune idée de mes chances d'intégrer cette formation. J'ai contacté une autre institution, privée celle-ci. Tout ça pour me donner une solution de rechange si, vraiment, le projet n'aboutit pas.

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24 avril 2008

Parterres en folie

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Comme chaque année, la Fête des Tulipes a eu lieu au Parc de la Légion d'honneur de Saint-Denis le week-end dernier. C'est un peu une manière de fêter l'arrivée du printemps, dans une atmosphère détendue et familiale. En plus, il y a toujours de très beaux parterres de fleurs :

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Les enfants courent dans tous les sens, ravis d'aller tâter des petites bêtes à poils et à plumes (lapins, poules, chèvres, moutons et une vache), de plonger tête la première dans un bac à sable géant ou de profiter des animations musicales et théâtrales qui sillonnent le parc. Cette année, il y avait un espace de jeux en ustensiles de récupération, un concept très sympa et qui a fait bien des heureux :

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De mon côté, j'ai savouré un spectacle loufoque "Hamlet en trente minutes", où tous les comédiens interprétaient Hamlet à un moment ou un autre, de façon tout à fait personnelle... Une reine piochée dans le public s'est vue accabler de reproches par son fils mélodramatique, en souriant d'un air incertain. C'est avec soulagement qu'elle a regagné sa place, mais elle avait oublié sa couronne sur sa tête, comme si elle était rentrée dans son rôle malgré elle... Une journée champêtre complétée par une lecture des plus florales.

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21 avril 2008

Un réceptacle...

... C'est tout ce que représentent les femmes dans bon nombre de publicités. Leur corps n'est considéré que comme une usine à bébés. Quoi, j'exagère ? Quand j'ai vu cette publicité dans Télérama, j'ai eu un haut-le-corps :

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Je trouve cette photo particulièrement perverse. Le corps de la femme est découpé, il s'agit d'une image horrifiante, digne d'un film d'horreur, même si le découpage est propre. Le bébé est le sujet (au sens de l'individu pensant visé), c'est lui le consommateur, il veut une voiture pour avoir plus d'espace (?!). Mais finalement, il est tout autant chosifié que sa mère. Il n'est considéré, justement, que comme un consommateur.

Un autre de mes énervements, paru plusieurs fois dans le même magazine :

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On va dire que c'est plus classique, comme cliché. Femme=bébé, homme=voiture. Chacun à sa place. Si j'avais mauvais esprit, je ferais remarquer que ce n'est pas en lisant au lit chacun de son côté qu'ils vont le provoquer, leur "heureux événement"...

En tout cas, je cherche à comprendre : cela fait plusieurs années que les gens se plaignent des clichés sexistes véhiculés par la publicité, les agences de pub reçoivent quotidiennement des monceaux de protestations, et c'est tout ce que les "créatifs" parviennent à tirer de leurs cervelles pour les campagnes de marques de voitures ?

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19 avril 2008

Ritournelles, sueur et ampoules

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N'ayant pu décider aucun membre de mon entourage à m'accompagner au concert des Breeders (les hommes sont des petites natures), j'ai décrété : "Bon ! très bien ! Puisque c'est comme ça, j'irai seule et je sauterai dans tous les sens comme une adolescente sous ectasy !" Et, finalement, exceptée la partie concernant l'ectasy, j'ai passé une très bonne soirée à la Cigale.

Sitôt terminée la première partie oubliable (beaucoup trop bruyante, quoique sympathique, sans plus), les techniciens ont commencé à installer un décor à base de grosses ampoules. Pas de chichis de stars : elles n'ont pas attendu une heure pour venir jouer. Une des soeurs Deal a même pointé le bout du nez pour donner des conseils aux techniciens pendant l'installation de la scène. Sont donc arrivées : Kim et Kelley Deal, en jean et t-shirt informes, le cheveux gras ou mouillé, le sourire éclatant ; une rousse à dreadlocks discrète, qui ne participerait que de temps en temps ; Mando Lopez, bassiste ; Jose Medeles, batteur énergique et visiblement enchanté d'être là.

C'est un plaisir de voir les jumelles sur scène. Très à l'aise, elles plaisantent, se chamaillent gentiment, font des bonds en tirant sur leur pantalon pour le remonter. Ca c'est de la vraie femme comme je les aime, qui se renifle sous les bras ! Elles interpellent les musiciens de gros "yok !" et d'éclats de rire tonitruants qui tranchent avec leur douce voix quand elles chantent.

Dès le premier titre, "Tipp City" (hourrah !), j'ai su que ça allait bien se passer. Tous les albums y sont passés. Les titres de Mountain Battles, le dernier, passaient très bien en concert. "Bang On", "Overglazed", "It's the Love"... Mélodiques, sautillantes, je les ai aussitôt adoptées. La fraîcheur des chansons, cette fameuse touche Breeders qui me surprend toujours, ressort encore plus en direct. Je pense que Kim Deal est une des meilleurs compositrices rock actuellement. Toujours très simples en apparences, sans surproduction, ses chansons présentent des constructions parfaites, aux mélodies séduisantes et subtiles, sans longueurs superflues : souvent une fin nette et brutale, au lieu d'un énième refrain, suffisamment frustrante pour donner envie de repasser la chanson sur le champ.

Les titres alternent puissance et délicatesse, tel le très doux "Here No More" qui m'a bercée avant de dégénérer en fou rire chez les deux soeurs. Comme on pouvait s'y attendre, elles ont eu un joli succès avec "Cannonball" et tous les titres de Last Splash joués ce soir-là. Un seul rappel, attaqué avec un "Overglazed" enthousiaste et ses "I can feel it !" déclamés avec concentration par une Kim Deal au clavier.

Musique délicieuse, attitude formidable (on fermera les yeux sur l'accent effroyable de Kim Deal essayant de parler français), je suis redevenue fan sans la moindre retenue de ces musiciennes déjantées. Ne manquez pas la vidéo de la fête de sortie de l'album, qui permet mine de rien d'écouter le disque dans son intégralité et donne une bonne idée de la décontraction du groupe !

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15 avril 2008

Je sais me vendre

Ah ! Vous avez voulu que je postule à vos annonces minables ? Qu'à cela ne tienne ! J'ai mis toutes les chances de mon côté.

  • Pour postuler, j'ai fait un méchant copier/coller de mes candidatures précédentes, en remplaçant au dernier moment "Monsieur" par "Madame".
  • Quand on m'a appelée, j'ai joué l'étonnée : "Quelle annonce, déjà ? C'est quoi, votre boîte ?"
  • Pour me rendre à l'entretien, j'ai musardé dans la rue, regrettant que l'entreprise soit tellement proche de chez moi que prendre un métro, avec toutes ses alléchantes probabilités de retard, aurait été ridicule.
  • J'étais tellement concentrée que j'ai loupé le numéro du bâtiment et que j'ai du faire demi-tour en chantonnant : "Cause I wanna take you down town / Show you my thing / Show you my thing."

Durant l'entretien :

  • Mon parcours ? C'est bien simple, j'ai fait de très longues études par désoeuvrement et puis tout plein de boulots de merde parce que je suis une ratée caractérielle.
  • Ah, au fait, c'est quoi les dates du contrat ? Parce que je pars en vacances, là, dans trois semaines...
  • Mes prétentions salariales ? 1600 euros bruts, pas moins. Parce que je le vaux bien.

Eh bien, croyez-le ou non, ils voulaient bien me prendre ! Mais que faut-il faire ???

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14 avril 2008

Douceur perfide

P1020701Avancée du printemps à cinq jours d'intervalle : des progrès timides.

Lundi matin, il aurait été difficile de frimer auprès des Québecois sur les températures printanières de Paris comparées à celles de Montréal.

Samedi, si le manteau s'impose encore pour les matinées et soirées frisquettes, il devient possible de l'entrouvir négligemment en profitant de la douceur des premiers rayons du soleil. Et de contempler poules d'eau et lapins folâtrer dans un cadre idyllique, tandis que mes pensées s'ébattent, elles, dans des contrées encore non répertoriées.

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Posté par canthilde à 10:55 - L'appel de la nature - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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